Voyage en Terre du Milieu
Il y a des chances que je reparle très bientôt de la situation sociale de notre belle contrée, mais je vais attendre que notre cher président s'exprime ce soir. Je redoute un peu cette allocution, j'ai peur qu'elle m'agace assez fortement, qu'elle me hérisse le poil, qu'elle me fasse grincer des dents, bref qu'elle me casse les couilles, si je puis me permettre. On sera très rapidement fixés. En attendant, je vais Te parler de cette formidable épopée réalisée par Peter Jackson, le Seigneur des Anneaux. En effet, ces trois derniers jeudis, j'ai revu la trilogie en version longue avec des amis, et comme à chaque fois que je me replonge dans cet univers j'ai envie de prolonger le plaisir et d'y rester encore un peu.
Si Tu n'es pas familier de l'univers, commençons par une petite mise en situation. La trilogie du Seigneur des Anneaux a été écrite par John Ronald Reuel Tolkien, à partir de 1966. Elle se situe dans le même univers qu'un précédent ouvrage, Bilbo le Hobbit, et a été suivie par d'autres livres se passant à d'autres époques de ce monde, la Terre du Milieu.
La Communauté de l'Anneau ouvre la danse, avec la lourde charge d'introduire un univers complexe et cohérent extraordinairement riche, ayant son Histoire propre, plusieurs races, pays, langues. Y évoluent nombre personnages, que l'on découvre à mesure que se déroulent les plus de 3h du film. Tout commence dans la Comté, où vivent paisiblement les Hobbits, semi-hommes aux grands pieds poilus, bon vivants qui ne demandent qu'à être laissés tranquilles. Bilbo Baggins va y fêter son anniversaire, en présence notamment de son ami Gandalf le magicien. Mais à l'issue de son discours, Bilbo utilise un anneau magique et disparaît soudain. Inquiet du pouvoir de l'anneau, Gandalf force Bilbo à le confier à son neveu Frodon avant de partir enquêter sur l'artefact magique. Bientôt ses craintes se révéleront exactes, et l'anneau sera révélé comme le Maître Anneau, d'une puissance maléfique redoutable et lié à l'esprit de Sauron, le seigneur ténébreux vaincu à l'issue d'une guerre totale à la fin du prédédent âge du monde. Commence alors pour une Frodon et ses compagnons rencontrés en chemin une longue et périlleuse quête à travers la Terre du Milieu, pour lutter contre l'ombre de Sauron et détruire l'anneau. Suivent les Deux Tours, et le Retour du Roi, dont je n'évoquerai pas le scénario pour ne rien gâcher à ceux qui n'ont pas encore découvert la Terre du Milieu.
Ce qui fascine le plus chez Tolkien, c'est la richesse, la complexité et la cohérence de son univers. La Terre du Milieu en est à la fin de son Troisième âge, et Tolkien a écrit l'Histoire des âges précédents (par exemple dans le Silmarillion qui retrace toute l'Histoire des différents clans elfes). Il a développé des langues structurées pour les races (on trouve même des gens qui parlent le Sindarin ou le Quenya -et non Kenya, merci Oxo-, les langues elfiques), introduit de la politique entre les pays, etc. Les personnages de Tolkien sont aussi très marquants. Sauron, l'ennemi désincarné, apparaît redoutable bien qu'il n'agisse jamais directement ; Gollum, creature torturée, a marqué des millions d'esprit ; Aragorn a fasciné des générations entières de lecteurs par sa force tranquille (oui il était socialo aussi) et sa classe ; les elfes ont fait fantasmer des wagons entiers de geeks et non-geeks ; les Istari (les mages) ont enterré Merlin dans l'esprit de bon nombre de petits garçons (de grands garçons aussi, en fait). Une fois achevée la lecture des livres ou le visionnage des films, il est très dur pour l'amateur du genre de quitter l'univers de Tolkien. La richesse sous-jacente qu'on devine pousse à lire le reste de l'oeuvre, qui est malheureusement bien moins accessible. Mais passons, et revenons-en aux films.
Ce qui fascine dans cette adaptation (globalement très fidèle malgré quelques écarts, principalement dans les suites), outre l'histoire et l'univers, c'est le travail titanesque abattu par toute l'équipe du film pour pondre cette trilogie. On y sent une volonté de faire honneur aux livres, Peter Jackson mais aussi la plupart de ses collègues sont des fans, et ça se voit. Commençons par les décors : chaque pays, chaque race a ses spécificités architecturales propres. Les nains ont de majestueuses cité minérales enfouies dans la montagne, austères mais titanesques ; les elfes vivent en harmonie avec la nature et sont des êtres raffinés ; les Rohirrim sont des guerriers dresseurs de chevaux à l'habitat proche de celui des vikings, etc... Ces spécificités se retrouvent dans les costumes aussi, que ce soient les tenues courantes ou les armures. Il faut regarder de près pour se rendre compte du niveau de détail apporté au moindre morceau de tissu, du travail apporté aux armes. Visuellement, la trilogie est une véritable merveille, un régal pour les yeux, et le soin apporté rend l'univers encore plus réel, les films encore plus immersifs. John Howe et Alan Lee, les deux plus grands ilustrateurs de Tolkien, ont activement participé à la mise en forme de l'univers et à son aspect visuel, il faut leur rendre hommage pour le travail accompli. Tout a été tourné en Nouvelle-Zélande (patrie de Jackson), et ça a fait exploser le tourisme là-bas à juste titre.
Les acteurs ne sont pas en reste, et se sont totalement fondus dans leurs personnages. Pippin (Billy Boyd) est un crétin drôle et touchant, Gandalf (Ian Mc Kellen) un magicien un peu bougon mais impressionnant, Boromir (Sean Bean) un homme d'honneur fort mais fatigué, et Viggo Mortensen campe un Aragorn parfait, rodeur noble et expérimenté qui devra assumer son rang. Il serait bien trop long de les citer tous (il me semble qu'il y a 22 personnages majeurs dans la trilogie, plus tous les personnages secondaires), mais tous sont parfaits. Pas à un seul moment on ne voit des acteurs en train de jouer, ce sont bien les personnages qui prennent vie devant nous.
Niveau réalisation c'est un véritable tour de force qu'ont réalisé Peter jackson et ses équipes, tournant les trois films en même temps. Les films sont magistralement mis en scène, avec des images d'une beauté fascinante (la ville de Minas Tirith, la Moria...), des scènes d'action à tomber par terre (la bataille des champs de Pelenor, le gouffre de Helm...), des créatures stupéfiantes (le Balrog, Gollum...). Jackson sait se servir d'une caméra, et le prouve. Certaines scènes sont à pleurer de beauté, de puissance, de poésie. Le scénario a été habilement adapté pour se plier aux règles du cinéma sans le dénaturer, et le tout est très bien rythmé (il ne faut toutefois par perdre de vue qu'il s'agit d'un ensemble de trois films). Les versions longues sont tout de même plutôt destinés aux fans, les non spécialistes se contenteront aisément des versions courtes (de plus de 3h chacune quand même) et ne perdront rien à ne pas voir les scènes ajoutées par Jackson pour enrichir et compléter sa vision de l'univers.
Il faut aussi saluer le travail de Howard Shore, qui a composé une bande originale à tomber par terre, souvent reprise ailleurs par la suite. Là encore, on retrouve une identité propre pour chaque faction, pour chaque passage, pour chaque personnage. Ses mélodies parachèvent l'édifice en lui conférant encore plus de puissance, de majesté et de souffle épique.
Bien entendu, sur les environ 11h que durent la trilogie, il y a quelques petites fautes de ci de là, mais ramené au résultat final, on ne peut qu'être bluffé par l'oeuvre, pour peu qu'on soit amateur de fantasy. Le Seigneur des Anneaux est un chef d'oeuvre immense, la référence incontournable à laquelle seront comparés tous les autres films du genre pendant de très nombreuses années. Car la trilogie ne vieillira pas, vu son intemporalité, sa beauté formelle et son aboutissement. Si Tu ne l'as pas vue, Tu rates vraiment quelque chose d'énorme, j'espère T'avoir incité un peu à te pencher sur la question. Empruntes les, et ne rates pas les bonus qui sont passionnants (la trilogie est aussi une référence en matière de DVD). Si Tu l'as déjà vue, je suis sûr que Tu partages mon avis et que la lecture de cette note T'as permis de replonger dans l'unives et de revoir des images de certaines scènes, tellement ces films marquent.
Forth Eorlingas... ^^
La Communauté de l'Anneau ouvre la danse, avec la lourde charge d'introduire un univers complexe et cohérent extraordinairement riche, ayant son Histoire propre, plusieurs races, pays, langues. Y évoluent nombre personnages, que l'on découvre à mesure que se déroulent les plus de 3h du film. Tout commence dans la Comté, où vivent paisiblement les Hobbits, semi-hommes aux grands pieds poilus, bon vivants qui ne demandent qu'à être laissés tranquilles. Bilbo Baggins va y fêter son anniversaire, en présence notamment de son ami Gandalf le magicien. Mais à l'issue de son discours, Bilbo utilise un anneau magique et disparaît soudain. Inquiet du pouvoir de l'anneau, Gandalf force Bilbo à le confier à son neveu Frodon avant de partir enquêter sur l'artefact magique. Bientôt ses craintes se révéleront exactes, et l'anneau sera révélé comme le Maître Anneau, d'une puissance maléfique redoutable et lié à l'esprit de Sauron, le seigneur ténébreux vaincu à l'issue d'une guerre totale à la fin du prédédent âge du monde. Commence alors pour une Frodon et ses compagnons rencontrés en chemin une longue et périlleuse quête à travers la Terre du Milieu, pour lutter contre l'ombre de Sauron et détruire l'anneau. Suivent les Deux Tours, et le Retour du Roi, dont je n'évoquerai pas le scénario pour ne rien gâcher à ceux qui n'ont pas encore découvert la Terre du Milieu.
Ce qui fascine le plus chez Tolkien, c'est la richesse, la complexité et la cohérence de son univers. La Terre du Milieu en est à la fin de son Troisième âge, et Tolkien a écrit l'Histoire des âges précédents (par exemple dans le Silmarillion qui retrace toute l'Histoire des différents clans elfes). Il a développé des langues structurées pour les races (on trouve même des gens qui parlent le Sindarin ou le Quenya -et non Kenya, merci Oxo-, les langues elfiques), introduit de la politique entre les pays, etc. Les personnages de Tolkien sont aussi très marquants. Sauron, l'ennemi désincarné, apparaît redoutable bien qu'il n'agisse jamais directement ; Gollum, creature torturée, a marqué des millions d'esprit ; Aragorn a fasciné des générations entières de lecteurs par sa force tranquille (oui il était socialo aussi) et sa classe ; les elfes ont fait fantasmer des wagons entiers de geeks et non-geeks ; les Istari (les mages) ont enterré Merlin dans l'esprit de bon nombre de petits garçons (de grands garçons aussi, en fait). Une fois achevée la lecture des livres ou le visionnage des films, il est très dur pour l'amateur du genre de quitter l'univers de Tolkien. La richesse sous-jacente qu'on devine pousse à lire le reste de l'oeuvre, qui est malheureusement bien moins accessible. Mais passons, et revenons-en aux films.
Ce qui fascine dans cette adaptation (globalement très fidèle malgré quelques écarts, principalement dans les suites), outre l'histoire et l'univers, c'est le travail titanesque abattu par toute l'équipe du film pour pondre cette trilogie. On y sent une volonté de faire honneur aux livres, Peter Jackson mais aussi la plupart de ses collègues sont des fans, et ça se voit. Commençons par les décors : chaque pays, chaque race a ses spécificités architecturales propres. Les nains ont de majestueuses cité minérales enfouies dans la montagne, austères mais titanesques ; les elfes vivent en harmonie avec la nature et sont des êtres raffinés ; les Rohirrim sont des guerriers dresseurs de chevaux à l'habitat proche de celui des vikings, etc... Ces spécificités se retrouvent dans les costumes aussi, que ce soient les tenues courantes ou les armures. Il faut regarder de près pour se rendre compte du niveau de détail apporté au moindre morceau de tissu, du travail apporté aux armes. Visuellement, la trilogie est une véritable merveille, un régal pour les yeux, et le soin apporté rend l'univers encore plus réel, les films encore plus immersifs. John Howe et Alan Lee, les deux plus grands ilustrateurs de Tolkien, ont activement participé à la mise en forme de l'univers et à son aspect visuel, il faut leur rendre hommage pour le travail accompli. Tout a été tourné en Nouvelle-Zélande (patrie de Jackson), et ça a fait exploser le tourisme là-bas à juste titre. Les acteurs ne sont pas en reste, et se sont totalement fondus dans leurs personnages. Pippin (Billy Boyd) est un crétin drôle et touchant, Gandalf (Ian Mc Kellen) un magicien un peu bougon mais impressionnant, Boromir (Sean Bean) un homme d'honneur fort mais fatigué, et Viggo Mortensen campe un Aragorn parfait, rodeur noble et expérimenté qui devra assumer son rang. Il serait bien trop long de les citer tous (il me semble qu'il y a 22 personnages majeurs dans la trilogie, plus tous les personnages secondaires), mais tous sont parfaits. Pas à un seul moment on ne voit des acteurs en train de jouer, ce sont bien les personnages qui prennent vie devant nous.
Niveau réalisation c'est un véritable tour de force qu'ont réalisé Peter jackson et ses équipes, tournant les trois films en même temps. Les films sont magistralement mis en scène, avec des images d'une beauté fascinante (la ville de Minas Tirith, la Moria...), des scènes d'action à tomber par terre (la bataille des champs de Pelenor, le gouffre de Helm...), des créatures stupéfiantes (le Balrog, Gollum...). Jackson sait se servir d'une caméra, et le prouve. Certaines scènes sont à pleurer de beauté, de puissance, de poésie. Le scénario a été habilement adapté pour se plier aux règles du cinéma sans le dénaturer, et le tout est très bien rythmé (il ne faut toutefois par perdre de vue qu'il s'agit d'un ensemble de trois films). Les versions longues sont tout de même plutôt destinés aux fans, les non spécialistes se contenteront aisément des versions courtes (de plus de 3h chacune quand même) et ne perdront rien à ne pas voir les scènes ajoutées par Jackson pour enrichir et compléter sa vision de l'univers.Il faut aussi saluer le travail de Howard Shore, qui a composé une bande originale à tomber par terre, souvent reprise ailleurs par la suite. Là encore, on retrouve une identité propre pour chaque faction, pour chaque passage, pour chaque personnage. Ses mélodies parachèvent l'édifice en lui conférant encore plus de puissance, de majesté et de souffle épique.
Bien entendu, sur les environ 11h que durent la trilogie, il y a quelques petites fautes de ci de là, mais ramené au résultat final, on ne peut qu'être bluffé par l'oeuvre, pour peu qu'on soit amateur de fantasy. Le Seigneur des Anneaux est un chef d'oeuvre immense, la référence incontournable à laquelle seront comparés tous les autres films du genre pendant de très nombreuses années. Car la trilogie ne vieillira pas, vu son intemporalité, sa beauté formelle et son aboutissement. Si Tu ne l'as pas vue, Tu rates vraiment quelque chose d'énorme, j'espère T'avoir incité un peu à te pencher sur la question. Empruntes les, et ne rates pas les bonus qui sont passionnants (la trilogie est aussi une référence en matière de DVD). Si Tu l'as déjà vue, je suis sûr que Tu partages mon avis et que la lecture de cette note T'as permis de replonger dans l'unives et de revoir des images de certaines scènes, tellement ces films marquent.
Forth Eorlingas... ^^
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