Je vous ai compris ! Non je rigole...

Publié le par Fei

Comme attendu, Chirac n'a rien compris et a pris les gens pour des cons. Lui et Villepin, qui se rêvent en héritiers du Général, nous sortent depuis quelques semaines un numéro de duettistes gaullistes dépassé et ridicule. Tous les deux nous sortent des beaux discours en  disant "Je vous ai compris". Personne ne sait ce qu'ils ont compris, mais visiblement ce n'est pas ce qu'il fallait comprendre. Chirac a décidé de promulguer la loi, et pour faire passer la pilule il annonce une nouvelle loi pour modifier celle-ci, en disant que le gouvernement fera ceci-celà et que tout le monde est bienvenu pour discuter de ce qui est visiblement déjà décidé. Il a donc choisi de suivre Villepin, en ignorant les syndicats, les lycéens, les étudiants, les 3 millions de manifestants, les 83% de gens opposés au CPE, ainsi qu'une partie de sa majorité. Ce n'est pas la rue qui gouverne, se plaisent à dire nos premiers ministres successifs, mais c'est pour la rue qu'on gouverne, et ça nos politiques l'ont perdu de vue. Villepin se cache derrière un argument d'une ineptie totale, qui voudrait que les 57 millions de personnes qui ne manifestent pas contre lui sont de fait derrière lui. Ca ne trompe personne, pas même Villepin lui-même, et c'est indigne d'un homme dans sa position. Après le 1er tour des dernières présidentielles, fallait-il conclure que tous ceux qui n'ont pas manifesté contre le FN voulaient voir Le Pen à l'Elysée ? Les 82% de Chirac sont là pour prouver le contraire. Depuis le début de son 2e mandat, il accumule baffe sur baffe, entre les régionales, le référendum et les évènements actuels, mais rien n'y fait, il ne dévie pas d'un pouce malgré sa "compréhension" des messages que les français tentent de lui faire passer. Depuis son AVC il porte des lunettes, le sonotone devrait peut-être venir compléter la panoplie.


Enfin bon, en 2007 on en sera débarassés. Pourtant cette perspective ne s'accompagne pas d'un enthousiasme débordant. Qui va prendre la suite ? Sarkozy 1er, qui s'empressera de modifier la Constitution pour devenir empereur et avoir les pouvoirs cumulés du Président et du 1er Ministre ? Villepin, pour qui la démocratie (à forte tendance autoritaire) consiste à faire passer en force et en douce des lois scélérates ? Hollande, dont le charisme d'huître trop cuite, l'air gauche (il doit croire que ça le rend plus socialo), et la totale absence de carrure nationale et internationale nous rendrait assez ridicules (imagines le à côté de Poutine, Blair ou Merkel) ? Royal, qui au fond n'a pas grand chose à dire et dont certaines conceptions sont assez rétrogrades ? Fabius, qui a tellement retourné sa veste qu'on n'en distingue plus l'envers de l'endroit ? Jospin, ressuscité d'entre les morts, et symbole de l'échec du PS à aller de l'avant ? Je n'envisage pas vraiment des grands jours à venir pour la politique intérieure, comme Tu peux le constater. Je vomis l'UMP, et je n'ai plus vraiment confiance en la gauche (dans les deux cas je parle des dirigeants et pontes de ces mouvements), je ne crois pas que ces gens là soient capables de faire aller la France dans la bonne direction. Ils incarnent des idées figées, qui ne correspondent plus aux attentes des gens. A force d'évoluer dans des milieux qui ne se renouvellent pas, leurs conceptions se sont biaisées, ils se sont mis hors-jeu, mais accaparent toute la scène alors qu'une nouvelle génération de politiques serait plus que bienvenue. C'est une crise sociétale à laquelle nous faisons face en ce moment, et ils refusent de le voir, préférant l'acharnement pour maintenir à flot un bateau qui fait eau de toute part, plutôt que d'en changer. C'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes, mais quand la marmite a autant de trous, il faut investir dans une nouvelle. Crise de la représentativité (merci JK pour l'expression), crise institutionnelle, crise sociétale, crise sociale (est-il besoin de reparler des émeutes de banlieue)... Ca fait beaucoup. On a peu l'impression qu'on fonce vers le mur et que plutôt que de chercher à changer de direction nos politiques préfèrent dire aux français turbulents sur la banquette arrière de se taire et de laisser papa conduire tranquillement.


En général, après ce genre de constat, les cyniques, désabusés, ceux qui soutiennent le pouvoir en place ou pensent que ce qu'on a c'est déjà bien et qu'on devrait arrêter de vouloir mieux, demandent : "Au lieu de tout critiquer, t'as des solutions ?". Sauf que trouver les solutions aux maux de la société, trouver les bonnes orientations, c'est pas mon boulot, mais bien celui des politiques. Moi je vis dans le système que ces gens créent normalement en fonction de ce que le peuple attend (pas forcément moi, donc, mais la majorité). Et quand ça me plaît pas, je le dis, et c'est pas à moi de trouver le plan de secours. Quand le bateau coule (décidément je suis très porté sur la métaphore maritime), on se tourne en premier lieu vers le capitaine et l'équipage, pas vers les passagers. Et si le capitaine m'explique qu'on maintient le cap vers les récifs alors qu'il y a déjà une voie d'eau, je gueule et j'essaie de pousser le reste de l'équipage à faire pression et agir. Assez parlé de navires, ou pluôt d'épaves, revenons à du concret. Il y aura donc une nouvelle manif' mardi. Même si je suis très mal à l'aise dans ce genre de choses, je vais peut-être me bouger le cul, pour le principe. Parce que je le redis, je suis fier de ce qu'il se passe en ce moment, de voir que le peuple montre son refus du modèle sociétal qu'on vui lui faire avaler. Le blocage des gares, des universités, des routes, les gens ne le font pas de gaieté de coeur. Ca ne doit pas leur plaire d'emmerder d'autres gens, en prenant le risque de se faire taper dessus, mais c'est nécessaire, c'est un signe du désespoir dans lequel ils sont plongés par ce qu'on cherche à leur imposer. Et ces réactions d'orgueil, moi ça me rend fier. Villepin et Chirac suivent encore le Général en pensant que les français sont des veaux, et bien les veaux se mettent à sévèrement ruer. Une dernière phrase pour se moquer un peu de cette journaliste de CNN qui a comparé les manif' parisiennes avec les évènements de la place Tien-an-men, ce qui est un tantinet inepte, mais ça fait longtemps qu'on sait que CNN et autre Fox News ont abandonné le journalisme pour la propagande, faisant passer TF1 pour un modèle déontologique à côté d'elles...

PS : Je me dis que j'aurai du écrire une note de soutien au Président, en ce jour de premier avril, mais là c'est trop tard, j'ai la flemme. ^^
Publicité

Publié dans Rien à bloger

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Chirac n'a plus peur de rien. Après avoir usé et abusé des failles du système politique (suffit de voir les procés qui l'attendent à la sortie de l'Elysée...) Il réinvente la loi: promulgation sans application et 2eme loi pour corriger la loi qu'il promulgue... De la poudre-aux-yeux de 1ere classe, en direct sur TV-radio. Chapeau l'artiste. Discours peu clair, polémique et aux consésquences terribles. C'est du grand art.<br /> <br /> Il soutien Villepin tout en le tuant (retirant le cas CPE de ses mains), entend mais n'écoute pas la majorité de la population, refile le bébé à l'UMP, donc à son ennemi intime Sarko.<br /> <br /> De la belle politique contemporaine: des enfantillages de "grands politiques" (touche pas à mon potes, me fait pas de l'ombre, c'est moi qui est la plus longue ou la plus grosse...) loin des réalités du peuple qui vit dans l'urgence du présent (parce que "quelque mois d'essais, c'est rien" selon eux, mais pas quand tu vis au jour le jour comme la plupart du peuple français, pourtant pays "riche".).<br /> <br /> Greves, manif, politique: tout pour exacerber les critiques stériles, les colères de gamins ("mais euh! greves des transports trop dur la vie" "tu vas en mourir? Ou un de tes proches? Prend ta charette et ta mule et fait pas ch**r avec ton confort de m*rd*").<br /> <br /> On a tout pour vivre mieux ensemble, mais comme chacun veut une plus grosse part du gateau que les autres, ça dégénère. L'Humanité qui est capable de philosophé et conceptualisé la Nature ne peut pas vivre de façon raisoné, redevenant pire que des hyènes affamées.<br /> <br /> Bref, tout pour raler sans rien changer.<br /> <br /> Comme dirait Chirac: "Vive la République, Vive la France"! Et le reste du monde aussi.
Répondre
F
Bah ouais, on est dans un systeme en bout de course, tout le monde le sent +/- consciemment et chacun grapille ce qu il peut en prevision des coups durs. Pas brillant en effet. Et comme nos politiques ne valent pas mieux (voire sont pires) que le francais moyen a ce niveau, forcement c aide pas. Pas un capable de depasser son petit plan de carriere perso et d avoir une vision un peu globale, un vrai plan...
R
Je rejoins Fei à propos des blocages. Quand ça a commencé, je me suis dit : C'est tellement stupide de bloquer  le pays pour se faire entendre. Mais peut-être qu'on verra la sortie de la crise plus vite. Et puis Villepin dit que les jeunes sont cons, que de toute façon ils ont rien pigé à la solution miracle qu'il proposait, que ce sont des gros cons qui connaissent rien à la société, et que s'ils continuaient à faire chier on va envoyer les CRS. Mais à part ça, on est ouvert au dialogue...<br /> Parce qu'on le sait que les français sont des raleurs qui feront chier tant qu'ils ne sont pas d'accord. On le sait aussi que les jeunes attendent depuis longtemps leur heure de gloire. Ce n'est pas une surprise. La surprise c'est, comme l'a dit Fei, que Villepin parle d'une minorité d'anti-CPE ! C'est vrai, tant que Jeanine et Giselle ne bloquent pas l'entrée de leur maison de retraite le gouvernement n'aura pas conscience que cette loi est critiquée. C'est assez énorme quand même ! Et l'ampleur que prend le blocage et l'obstination du gouvernement à ne pas l'entendre sera un bon moyen de désavouer l'UMP en 2007.<br /> Après, je rejoins Hespé pour redire que le risque serait de bloquer avec violence tout dialogue, ce qui aboutirait à une paralysie totale des politiques de l'emploi.
Répondre
F
Ouep, le risque c ets que les deux parties continuent dans leur obstination et restent braquées comme elles le sont actuellement. Il est temps de faire preuve de part et d autres dautre chose que  la simple force.
H
Oups. Effectivement confusante ma formulation. Je parlais effectivement des blocages, plus particulièrement de ceux des transports (la connerie à l'état pure, mais surtout moralement gerbant). Je ne sais pas à partir de quel moment la violence devient "grave" mais, à mon sens, ce n'est pas au premier mort. En tout cas, comme je l'ai déjà dit jeséplusoù, si on cautionne une forme de violence, on cautionne LA violence. Et ça me fait bien plus peur que le passage du CPE qui, au stade où il en est, dans le pire des cas, ne servira à rien.<br /> Tant que j'y suis, je ne sais plus qui, hier soir, a dit qu'il ne fallait pas légaliser la précaritré (ça ne m'étonnerait pas que ce soit l'autre connard de l'UNEF... ça y est sa carrière politique est assurée à ce con). Bref, dans ce cas, je propose qu'on sorte tous dans la rue pour manifester contre le CDD. On pourrait même bloquer l'accès aux hopitaux pour se faire entendre, vu que dans la rue manifestement on est pas assez entendus (même si on ne parle plus que de ça aux actus... limite il pourrait y avoir eu 3 guerres mondiales on serait même pas au courant). Oui, donc, les hopitaux ça me parait bien comme blocage, puisque "le gouvernement nous oblige à être radicaux et que c'est donc de sa faute gnagnagna". Service des urgences tant qu'à faire, c'est plus marrant. Parce qu'on va pas poser des bombes non plus. Bah non, ça c'est différent ça serait du terrorisme.<br /> (Vous noterez un certain agacement de ma part face à cette actu qui révèle les failles de notre pays, et les comportements les plus minables des dirigeants et du peuple). :p
Répondre
F
Concernant les blocages, j'ai un point de vue moins tranché. je ne dis aps que c'est bien, mais je pense que c'est malheureusement nécessaire. Il y a d'abord eu des manifestations, gentiment ignorées par Villepin, avec de plus en plus de gens, sans résultat. L'expression du rejet des manifestants a alors connu une escalade : puisque les gouverneelnt refusait de les entendre, certains se sont mis a faire plus de bruit, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les ignorer... C'est triste d'en arriver là, mais la responsabilité est partagée. Je crois que c'est ce qui arrive quand les gouvernants choisissent d'ignorer les gouvernés. Le mépris affiché d'une frange de la classe politique est aussi une forme de violence, à laquelle certains n'ont pas trouvé d'autre solution pour répondre.De toute façon, trois millions de personnes dans le rue c'est un constat d'échec flagrant, et le gouvernement aurait du réagir bien avant. Il a choisi de jouer la montre, comptant sur le fait que les gens ne pourront pas éternellement rester dehors. Certains y ont répondu en menant des actions fortes bien que discutables, pour provoquer une tension obligeant le gouvernement à réagir, pour créer un choc. Je préfère ça plutôt que d'en voir s'immoler ou faire des conneries du genre. Les etudiants qui bloquaient l'accès de leur propre fac parfois à certains de leurs camarades ne l'ont sans doute pas fait de gaieté de coeur... L'agacement est tout a fait comprehensible, mais mefiance, il a tendance a obscurcir parfois notre vision des choses (je dis ca parce que quand je m enerve j ai tendance a me braquer plus que la normale)...
H
Je suis assez d'accord avec vous deux (voilà une manière constructive de faire avancer le débat).<br /> Par contre... Je ne crois pas à un quelconque effet du CPE sutr le chômage ou la lutte contre la précarité (quelle blague !) mais j'avoue qu'à ce stade le retrait du CPE me fairait plus peur que son maintien. Pour des raisons non pas sociales mais morales, d'une part : ce serait la victoire de la violence et je ne peux l'accepter. D'autre part, il FAUT qu'une réforme passe dans notre pays. Je veux juste croire que c'est possible, qu'on peut lutter contre cet immobilisme trouillard et conservateur de gauche dans lequel je ne reconnais pas la gauche pour laquelle j'espère un jour pouvoir voter et amener au pouvoir pour lutter contre la politique de la peur et de l'exclusion.
Répondre
F
La victoire de la violence ? Les casseurs n'ont rien a voir avec les manifestants, quand bien même ils seraient 5000, ils ne représenteraient même pas 0.2% des gens... Ou alors tu fais référence à autre chose, ou peut-être considères tu les actions du genre blocage comme une forme de violence ? Je ne suis pas sur d'avoir bien compris...Le "drame" de notre pays c est effectivement une gauche aussi nulle, incapable d'incarner quoique ce soit ou de rassembler les gens derrière ses idées et son programme. Il reste un an pour changer ça, mais c'est pas gagné. 
R
Très bon texte. Assez d'accord avec toi.<br /> Pour l'état du gouvernement actuel et les prévisions pour 2007, c'est vrai que tout ça pue assez fort. D'ailleurs, c'est en te lisant que j'en prends vraiment conscience, moi qui pensais ne pas hésiter à voter PS... C'est vrai qu'entre Ségolène "Je suis juste l'icone de la Femme, faites mon programme pour moi" et Hollande dont le charisme est effectivement si drôle (François anime mariages, enterrements de vie de jeune fille et réunions syndicales...), je commence à m'inquiéter. Le paysage politique est pourri. Notre société est pourrie. La vie est pourrie. Gonna kill me...<br /> Désolé, je m'égare (du Nord (blague du premier avril !))... Tout va mal. Que faire ? La violence des jeunes pue le Projet Chaos à plein nez... Est-ce la bonne solution ? Peu importe, on ne sait que gueuler en France, c'est bien connu... Alors nous voilà tous en train de manifester (j'y étais aussi) entre Nation et République (tellement symbolique !) contre le foutage de gueule du gouvernement. Et voilà le fantôme de Mai 68 qui s'anime... Depuis la crise des banlieues au blocage des facs, le débat va plus loin qu'insécurité et Politique de l'emploi. "Malaise" : le mot est souvent dit, il s'agit de le comprendre maintenant. Comme dit l'éminent philosophe Tyler Durden : "nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout..."<br /> Quant à l'intervention de Jacquot... j'ai trouvé ça assez bien personnellement. De toute façon il ne pouvait pas faire autrement. Le poste de premier ministre sous Chirac est aussi maudit que ne l'est celui de Professeur contre les forces du mal dans Harry Potter, et je comprends que Jacquot n'ait pas envie de désavouer Villepin Ier. Mais passer le CPE serait suicidaire et dangereux. Evidemment, la ligne éditoriale du Manuel du parfait mec de droite l'emporte ; il a été élu pour être libéral non ? Après, il ouvre le dialogue, et c'est ça que je trouve bien. Ok le "Je passe la loi, mais c'est vrai qu'elle est pourrie, alors on en fera une autre pour rattraper le coup" est assez mal joué, en même temps il ne pouvait rien faire d'autre.<br /> Là je rejoins le sociologue Louis Chauvel, (mal) cité partout en ce moment, et que j'ai eu l'occasion de rencontrer récemment. Passer le CPE serait une grosse connerie. Mais le virer aussi ! Parce que : Et Après ??!! Retour au monde normal, des intérimaires et stagiaires exploités et des CDD louches... Et là, le gouv dirait : "Ok, on l'a enlevé, et vous voilà revenus dans le monde parfait dont vous réviez..." Happy End ? Pas vraiment... La solution de la merdiocrité du marché du travail n'a pas été trouvée, et les gouv garderont cet exemple en tête pour avoir peur de proposer quelque chose. Et la stagnation arriverait. Ca nous guette, c'est évident. La solution : dialoguer ! Mais dialoguer vraiment ! Des deux côtés, le mot "dialogue" renvoie à "dogmatisme" et à la critique de la définition de l'autre. On avancera jamais comme ça. Chirac propose la révision des deux points inadmissibles. Je pense qu'il faut voir où il veut aller. Vous me direz que le CPE sans les deux points facheux, devient vide : je vous l'accorde. Mais. Mais un premier pas aurait été fait.<br /> Je me trompe sûrement, j'attends votre avis, à toi Fei comme à Vous lecteurs (c'est comme ça qu'on dit Fei ?). Mais j'ai été plus déçu par la réaction des syndicats ("Arh ! Non ! Greve prolongée !") que par le début d'ouverture proposé par Chichi, aussi maladroit soit-il. PArce qu'il faut voir aussi que les syndicats n'ont vraiment pas intérêt à ce que la lutte finisse : ils retomberaient dans l'oubli... Car : qui connaissait Bruno Julliard avant le CPE ? Qui connaissait même l'UNEF ?<br /> A vous les studieux.
Répondre
F
Le paysage politique est surtout super terne, il est temps de repeindre. Sinon la vie n'est pas pourrie, on va juste passer quelques (longues) heures sombres, je pense. Tout ne va pas mal, mais en ce moment des années de frustrations se cristallisent (le CPE en lui-meme n'aurait jamais amené autant de troubles).Chirac aurait pu demander une deuxième lecture, je pense que ca aurait été le meilleur statu quo. pas un retrait, ni une promulgation. Tu cites a raison Louis Chauvel (que je ne connaissais pas), la situation actuelle n'est de toute facon pas rose. mo depsui octobre dernier je n'ai pas eu plus de 4 mos de visibilité question boulot. J'ai cumulé 4 CDD au même poste, on a rpoussé 3 fois mon depart... Aussi nul qu'avec un CPE, quoi.Ce que tu dis sur les deux cotés est tès vrai, j'en parle avec Glorf en ce moment meme : en politique comme au niveau syndical, i est temps de virer les dinosaures et de mettre du sang neuf, c est comme ca que ca bougera. Les syndicats sont trop immobilistes, trop obtus, il aurait fallu depasser le simple coté "le gouvernement m'emmerde, j'emmerde e gouvernement", pour aller vers une sortie de crise.Moi aussi j'espere avoir d'autres reactions, en tout cas merci Mudas de ce long avis !