La mort de James, la naissance de Bond
Ok, je suis en retard, il est sorti y a quelques (courtes) semaines, mais on fait ce qu'on peut. Et quitte à être en retard, un petit aparté avant de commencer. Augusto Pinochet est mort, et c'est plutôt une bonne chose. C'était un dictateur sanguinaire (en même temps un dictateur sympa, c'est pas souvent), et il ne manquera pas à grand monde à part quelques abrutis. Il n'a jamais été jugé pour ses crimes, et je comprends le désarroi de certaines familles de victimes. Mais il était temps qu'il crève, le vieux, pour que le pays puisse enfin avancer avec un poids en moins.
Mais revenons à nos moutons. Le nouveau James Bond, Casino Royale. Nouveau à bien des égards, en plus. Difficile de ne pas savoir que Brosnan a été remplacé par un nouvel acteur, Daniel Craig. Certains se sont étouffés, simplement parce qu'il est blond. Moi je m'en fous, Bond c'est un concept, si son avatar colle au perso il peut bien avoir les cheveux roux je m'en cogne. Et autant le dire tout de suite, Daniel Craig est très convaincant dans son rôle. Car la production voulait renouveller un peu le personnage, le sortir de son côté un peu trop dandy et lisse. Daniel Craig est convaincant quand il fait le charmeur et le beau parleur, mais il apporte un brin d'animalité, de virilité et un côté voyou qu'on avait perdu depuis Connery. J'aimais beaucoup Brosnan, mais il incarnait plutôt ce que Roger Moore aurait dû être et non pas la nouvelle incarnation du Bond de Sean Connery. Donc point de vue casting, ça marche, et j'espère que Craig va rester pour quelques épisodes.
Autre souci : revenir vers des intrigues et des scènes un peu plus réalistes, avec moins de trucs invraisemblables, du genre rattraper un avion qui tombe d'une falaise ou faire du surf sur un glacier en train de s'effondrer. Du spectacle, toujours, mais de l'invraisemblance, moins. Là encore, mission accomplie, puisque la course poursuite initiale est bluffante (avec un free-runner français époustouflant, Sebastien Foucan, sur la photo), très spectaculaire mais pas totalement impossible. Par la suite il y a bien de l'action, pas forcément super réaliste, mais qui ne mise pas tout dans la surenchère de cascades improbables. Toujours dans un souci de réalisme, pas de gadgets dans cet opus. On ne voit même pas Q, c'est dire. La montre de Bond, pour la première fois depuis longtemps, n'est qu'une montre. Pas de voitures invisibles, pas de stylo lance-missile. Et c'est pas plus mal, même si le retour de quelques gadgets discrets serait bienvenu dans le prochain. En fait, pourquoi cette nouvelle orientation ? Parce que la franchise s'essouflait et souffrait fortement de la comparaison avec La mort et La mémoire dans la peau. Le héros de ces films s'appelle d'ailleurs Jason Bourne, évidemment inspiré de James Bond, qui à son tour lorgne vers lui pour se renouveller, bouclant la boucle. Et a priori ça marche, Casino Royale a l'air d'être un beau carton.
Niveau histoire, on a droit à un scénar pas mal foutu. La première scène en N&B nous montre comment Bond est devenu un agent 00 (le 00 signifie qu'il a un permis de tuer), et le reste du film nous dévoile sa première mision en tant que 007, celle qui l'aura le plus façonné. Car dans ce film, James n'est pas encore tout à fait Bond. Il se fait beaucoup taper dessus, se plante pas mal, et fait même preuve de vulnérabilité. Et il est en compagnie de la James Bond girl la plus marquante depuis longtemps, jouée par Eva Green (la quatrième française du film avec Simon Akbarian et Isaac de Bankolé). Nos deux oiseaux font face au Chiffre, banquier du terrorisme, qui semble lui-même dépendre d'une autre organisation (je suppose que c'est le Spectre). Poursuite à pied, voyages au Montenegro et à Venise, bastons, fusillades, coups de poker, poursuites motorisées, on retrouve tout ce qui a fait le succès de Bond. On se laisse porter pendant les 2h15 du film sans les voir passer, et à la fin on en redemande. Car beaucoup de choses restent en suspens au moment où retentit enfin le générique marque de fabrique de la série, indiquant que James a cédé la place à Bond. Détail intéressant, le film se passe après le 11 septembre 2001, et comme c'est la première mission de Bond, toutes les autres ne comptent plus, et c'est une bonne idée quand on veut renouveller une franchise de se débarasser des détails de son passé ! Bref un film réussi en soi, qui relance bien la franchise sans la trahir (alors qu'elle devenait presque caricaturale) et promet de belles choses à suivre pour les amateurs de l'agent le plus cool du monde (même si il est anglais) !
Mais revenons à nos moutons. Le nouveau James Bond, Casino Royale. Nouveau à bien des égards, en plus. Difficile de ne pas savoir que Brosnan a été remplacé par un nouvel acteur, Daniel Craig. Certains se sont étouffés, simplement parce qu'il est blond. Moi je m'en fous, Bond c'est un concept, si son avatar colle au perso il peut bien avoir les cheveux roux je m'en cogne. Et autant le dire tout de suite, Daniel Craig est très convaincant dans son rôle. Car la production voulait renouveller un peu le personnage, le sortir de son côté un peu trop dandy et lisse. Daniel Craig est convaincant quand il fait le charmeur et le beau parleur, mais il apporte un brin d'animalité, de virilité et un côté voyou qu'on avait perdu depuis Connery. J'aimais beaucoup Brosnan, mais il incarnait plutôt ce que Roger Moore aurait dû être et non pas la nouvelle incarnation du Bond de Sean Connery. Donc point de vue casting, ça marche, et j'espère que Craig va rester pour quelques épisodes.Autre souci : revenir vers des intrigues et des scènes un peu plus réalistes, avec moins de trucs invraisemblables, du genre rattraper un avion qui tombe d'une falaise ou faire du surf sur un glacier en train de s'effondrer. Du spectacle, toujours, mais de l'invraisemblance, moins. Là encore, mission accomplie, puisque la course poursuite initiale est bluffante (avec un free-runner français époustouflant, Sebastien Foucan, sur la photo), très spectaculaire mais pas totalement impossible. Par la suite il y a bien de l'action, pas forcément super réaliste, mais qui ne mise pas tout dans la surenchère de cascades improbables. Toujours dans un souci de réalisme, pas de gadgets dans cet opus. On ne voit même pas Q, c'est dire. La montre de Bond, pour la première fois depuis longtemps, n'est qu'une montre. Pas de voitures invisibles, pas de stylo lance-missile. Et c'est pas plus mal, même si le retour de quelques gadgets discrets serait bienvenu dans le prochain. En fait, pourquoi cette nouvelle orientation ? Parce que la franchise s'essouflait et souffrait fortement de la comparaison avec La mort et La mémoire dans la peau. Le héros de ces films s'appelle d'ailleurs Jason Bourne, évidemment inspiré de James Bond, qui à son tour lorgne vers lui pour se renouveller, bouclant la boucle. Et a priori ça marche, Casino Royale a l'air d'être un beau carton.
Niveau histoire, on a droit à un scénar pas mal foutu. La première scène en N&B nous montre comment Bond est devenu un agent 00 (le 00 signifie qu'il a un permis de tuer), et le reste du film nous dévoile sa première mision en tant que 007, celle qui l'aura le plus façonné. Car dans ce film, James n'est pas encore tout à fait Bond. Il se fait beaucoup taper dessus, se plante pas mal, et fait même preuve de vulnérabilité. Et il est en compagnie de la James Bond girl la plus marquante depuis longtemps, jouée par Eva Green (la quatrième française du film avec Simon Akbarian et Isaac de Bankolé). Nos deux oiseaux font face au Chiffre, banquier du terrorisme, qui semble lui-même dépendre d'une autre organisation (je suppose que c'est le Spectre). Poursuite à pied, voyages au Montenegro et à Venise, bastons, fusillades, coups de poker, poursuites motorisées, on retrouve tout ce qui a fait le succès de Bond. On se laisse porter pendant les 2h15 du film sans les voir passer, et à la fin on en redemande. Car beaucoup de choses restent en suspens au moment où retentit enfin le générique marque de fabrique de la série, indiquant que James a cédé la place à Bond. Détail intéressant, le film se passe après le 11 septembre 2001, et comme c'est la première mission de Bond, toutes les autres ne comptent plus, et c'est une bonne idée quand on veut renouveller une franchise de se débarasser des détails de son passé ! Bref un film réussi en soi, qui relance bien la franchise sans la trahir (alors qu'elle devenait presque caricaturale) et promet de belles choses à suivre pour les amateurs de l'agent le plus cool du monde (même si il est anglais) !
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