L'Aube de la Méduse Episode IV
Bon si je le fais pas je vais me faire engueuler... Alors c'est un cadavre exquis, pour ceux qui en connaissent pas le principe il s'agit d'une historie commencée par quelqu'un et poursuivie par d'autres, sans qu'aucune péripétie n'aie été pré-déterminée. Un récit libre, qui prend des directions différentes avec chaque participant. Ca a commencé chez Bob, ça a continué chez Maludi puis chez Chelmi. Les deux derniers ont fait des trucs visuels, et Chelmi nous a collé Jack Bauer là-dedans, donc c'est en train de partir en sucette, et il est possible que je continue dans cette direction. C'est parti pour une totale impro.
Pendant ce temps, à Oulan-Bator, le sino-thaïlandais de sombre réputation Situmsûl Jtepetlerotûl descendait de son jet privé. Il était là pour affaire, du genre hautement rentable mais un poil dangereuse. Heureusement, cet abruti de Jack Bauer était occupé sur une fausse piste totalement surréaliste, spécialement taillée pour lui et qui l'occuperait sans doute encore un bon bout de temps. Une voyante et une amulette... Décidément Bauer était déroutant, qui pouvait croire à ce genre de baratin à notre époque ? La télévision avait définitivement entamé les capacités mentales d'une bonne partie du monde, mais il n'allait pas s'en plaindre, ça faisait bien ses affaires. Les choses sérieuses se dérouleraient bien mieux avec un Bauer hors-jeu. Bien sûr il restait d'autres variables inconnues, comme James Bond ou Jason Bourne, mais on ne les avait pas vus dans la région depuis le scandale que la presse avait pompeusement nommé "Le crépuscule des palourdes". Mais il s'égarait, son contact n'allait pas l'attendre indéfiniment, et Situmsûl mettait toujours un point d'honneur à arriver en retard mais pas trop à ses rendez-vous, surtout quand pareil enjeu était à la clé.
Après avoir fait faire des détours à son triporteur dans toutes les ruelles obscures de la ville pour semer tout éventuel suiveur gênant, Situmsûl parvint au point de rendez-vous. Difficile de trouver plus repoussant et dérangeant que cet endroit. L'atmosphère était oppressante, presque insupportable, et tout dans ce lieu aurait incité une personne saine d'esprit à fuir. Personne n'imaginerait un seul instant que des gens comme lui puissent se rencontrer dans un tel endroit. Vraiment, le choix de ce magasin Sephora en période de soldes était une idée de génie. Il repéra tout de suite son contact et balaya le lieu du regard pour évaluer la situation. Le Kirghiz semblait être seul, to
ut comme lui l'était. C'était une condition sine qua non que le Kirghiz avait posée, et à moins de vouloir finir en cordon bleu dans une cantine universitaire, il valait mieux éviter de taquiner ces gens là. Il se dirigea vers le Kirghiz, lequel se mit aussi en mouvement. Ils étaient couverts par cette foule compacte et odorante et personne ne leur prêtait la moindre attention, tous occupés qu'ils étaient à chercher une vendeuse disponible dans cet air saturé en parfums. L'échange se fit donc paradoxalement sans aucun témoin, et Situmsûl quitta rapidement le magasin par une autre sortie que celle qu'avait emprunté le Kirghiz. Dans la berline blindée qui le ramenait vers l'aéroport, Situmsûl ouvrit le sac à dos qu'il venait de récupérer. Enfin, il la récupérait, dans un petit sac plastique rempli d'eau. Après tant de semaines d'efforts, elle était là, cette méduse tant convoitée. Il fallait toutefois faire vite et la placer dans aquarium spécialement monté dans l'avion, sans quoi elle mourrait. Soudain, une déflagration le colla violemment à son siège et lui détruisit les tympans...
Hespéride trouvera bien le temps de nous pondre quelques lignes improvisées comme celles-là et ça lui enverra ptêt des clients...
Pendant ce temps, à Oulan-Bator, le sino-thaïlandais de sombre réputation Situmsûl Jtepetlerotûl descendait de son jet privé. Il était là pour affaire, du genre hautement rentable mais un poil dangereuse. Heureusement, cet abruti de Jack Bauer était occupé sur une fausse piste totalement surréaliste, spécialement taillée pour lui et qui l'occuperait sans doute encore un bon bout de temps. Une voyante et une amulette... Décidément Bauer était déroutant, qui pouvait croire à ce genre de baratin à notre époque ? La télévision avait définitivement entamé les capacités mentales d'une bonne partie du monde, mais il n'allait pas s'en plaindre, ça faisait bien ses affaires. Les choses sérieuses se dérouleraient bien mieux avec un Bauer hors-jeu. Bien sûr il restait d'autres variables inconnues, comme James Bond ou Jason Bourne, mais on ne les avait pas vus dans la région depuis le scandale que la presse avait pompeusement nommé "Le crépuscule des palourdes". Mais il s'égarait, son contact n'allait pas l'attendre indéfiniment, et Situmsûl mettait toujours un point d'honneur à arriver en retard mais pas trop à ses rendez-vous, surtout quand pareil enjeu était à la clé.Après avoir fait faire des détours à son triporteur dans toutes les ruelles obscures de la ville pour semer tout éventuel suiveur gênant, Situmsûl parvint au point de rendez-vous. Difficile de trouver plus repoussant et dérangeant que cet endroit. L'atmosphère était oppressante, presque insupportable, et tout dans ce lieu aurait incité une personne saine d'esprit à fuir. Personne n'imaginerait un seul instant que des gens comme lui puissent se rencontrer dans un tel endroit. Vraiment, le choix de ce magasin Sephora en période de soldes était une idée de génie. Il repéra tout de suite son contact et balaya le lieu du regard pour évaluer la situation. Le Kirghiz semblait être seul, to
ut comme lui l'était. C'était une condition sine qua non que le Kirghiz avait posée, et à moins de vouloir finir en cordon bleu dans une cantine universitaire, il valait mieux éviter de taquiner ces gens là. Il se dirigea vers le Kirghiz, lequel se mit aussi en mouvement. Ils étaient couverts par cette foule compacte et odorante et personne ne leur prêtait la moindre attention, tous occupés qu'ils étaient à chercher une vendeuse disponible dans cet air saturé en parfums. L'échange se fit donc paradoxalement sans aucun témoin, et Situmsûl quitta rapidement le magasin par une autre sortie que celle qu'avait emprunté le Kirghiz. Dans la berline blindée qui le ramenait vers l'aéroport, Situmsûl ouvrit le sac à dos qu'il venait de récupérer. Enfin, il la récupérait, dans un petit sac plastique rempli d'eau. Après tant de semaines d'efforts, elle était là, cette méduse tant convoitée. Il fallait toutefois faire vite et la placer dans aquarium spécialement monté dans l'avion, sans quoi elle mourrait. Soudain, une déflagration le colla violemment à son siège et lui détruisit les tympans...Hespéride trouvera bien le temps de nous pondre quelques lignes improvisées comme celles-là et ça lui enverra ptêt des clients...
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