Star Wars

Publié le par Fei

Comme j'ai pas trop de sujet et que je viens d'en regarder le troisième épisode, je me suis dit que j'allais faire un petit truc (enfin y a 6 films plus plein d'à côtés, alors ca va être long quand même) sur cet incroyable space opera mâtiné d'heroïc-fantasy qu'est l'hexalogie de Georges Lucas. C'est l'une des plus grandes saga (en nombre de films et qualité) de la SF au cinéma, et elle a marqué un nombre incroyable de gens au point de devenir plus que culte, parfois même dans des proportions inquiétantes chez certains. En terme de renommée, on peut dire sans abuser que c'est l'équivalent du Seigneur des anneaux ; Star Wars est un des piliers majeurs de la SF pour le public.


Le rapprochement entre ces deux univers n'est pas totalement fortuit, puisque Lucas a pioché dans de nombreuses influences dont l'héroïc-fantasy pour créer son univers, et a eu la bonne idée d'y introduire de la magie (avec un côté clair et un obscur) et un ordre chevaleresque légendaire, sous les noms de force et Jedi. On trouve aussi de nombreuses créatures dans Star Wars que Tolkien pour ne citer que lui n'aurait pas renié. N'étant pas un spécialiste de l'univers de Georges Lucas, je ne me risquerai pas à aller plus loin dans le petit jeu des influences.

Tout commence pour le public en 77, quand défile sous ses yeux le texte désormais mythique "A long time ago, in a galaxy far, far away". Georges Lucas dévoile alors son jeu, qu'on devine déjà riche et fort prometteur. Pour l'époque et même encore maintenant les effets spéciaux étaient excellents (bien que la jeune génération ne connaîtra sans doute jamais que les versions remasterisées), la célèbre musique de John Williams immersive, l'univers passionnant. On croise un chevalier d'un ordre disparu se battant avec un étrange sabre lumineux, un contrebandier gouailleur secondé par un géant poilu, des robots étonnants, un vilain impressionnant dans son costume qui a failli être ridicule, une princesse à fort caractère et un héros assez insipide. Outre les aventures fort bien narrées et passionnantes des héros, c'est aussi la richesse du background qui fascine. Dans chaque lieu, derrière chaque personnage on devine une histoire, un passé. Une alchimie se crée immédiatement, la mayonnaise prend étonnament bien, et le succès -surprise- est là. Rapidement, ce premier film - A new Hope- se voit rajouté en préfixe la mention "Episode IV", et là on comprend que quelque chose de titanesque se cache derrière Star Wars. Une trilogie était annoncée, mais la mention Episode IV sous-entend qu'une autre trilogie devrait prendre place dans l'univers !

Les épisodes restants de la première trilogie, The Empire Strikes back puis Return of the Jedi, sortent respectivement en 80 et 83, mais ne sont pas réalisés par Lucas qui reste le producteur et le papa de ces deux suites. La première trilogie se boucle, après avoir raconté le destin de Luke Skywalker, Ian Solo, Leïa Organa, Obi-Wan Kenobi, Dark Vador, Yoda, l'empereur et tant d'autres. La fascination est là, bien installée, et elle traversera les générations pour se maintenir tout aussi forte voire encore plus au moment de la sortie du tant attendu Episode I. Fascination fortement entretenue par tonton Lucas, qui reconnaissons-le est un génie du marketing, un des premiers à avoir compris à quel point le merchandising et les produits dérivés pouvaient être source de fortune. Il a de plus su développer, ou faire développer l'univers de Star Wars, lequel a été décliné en romans, jeux vidéos et comics venus enrichir un background toujours plus important. Mais j'y reviendrai.


Donc, en 1999, la nouvelle se répand jusqu'aux cercles les mons initiés : Star Wars revient ! Le titre est révélé et laisse un peu dubitatif : The phantom menace. Ca n'arrête personne et le film est un gros carton, première étape d'une trilogie promettant de raconter la genèse de l'Empire combattu dans les épisodes IV à VI. Pourtant, passés les premiers émois des retrouvailles avec la saga et Obi-Wan ou Yoda, un goût de déception reste : le film est mal rythmé, pas passionnant, trop pensé pour le merchandising (l'insupportable Jar-Jar qui devait faire vendre des peluches n'a réussi qu'à crisper l'intégralité du public, en conséquence de quoi il disparut quasiment dès l'épisode II). Visuellement c'est une claque, les planètes visitées sont superbes, les environnements diversifiés, les effets spéciaux globalement extraordinaires. Et puis Darth Maul, malgré ses deux lignes de texte, a laissé une bonne empreinte dans l'esprit des fans.

Fans pas rancuniers puisqu'ils seront encore plus nombreux pour la sortie de l'Episode II en 2002, malgré un titre encore plus naze : Attack of the clones. Et force est de constater que cet épisode se tient bien mieux que le précédent, et a rassuré la majorité des gens pour le futur dernier épisode. Certes la romance dans le film est assez cucul et niaise, mais Lucas ne torpille pas non plus son film avec, et place suffisament de scènes dantesques pour que ça passe comme une lettre à la Poste. Et puis le scénario qui faisait défaut à l'épisode I est enfin là, et bien là. Riche, complexe, passionnant, avec moults batailles et intrigues politiques. Si l'épisode I avait une fin propre, l'épisode II ne résoud rien et se termine à l'aube d'une guerre galactique.

Guerre dont on suit les événements principaux dans Revenge of the Siths sorti en 2005 (suivez la logique des titres de la trilogie : menace, attaque, revanche), épisode bien plus sombre, plus dramatique, dans lequel le côté obscur de la Force n'a jamais été aussi influent, au niveau de l'univers lui-même ou des personnages. Certains évènements ou identités de personnages sont des secrets de Polichinelle, mais je ne révèlerai rien au cas où. En tout cas cet épisode III est une franche réussite qui clôt magistralement la trilogie et la saga Star Wars au cinéma. Et dans l'ensemble, à part quelques petites erreurs sans grande importance, les six films sont très cohérents dans leur histoire et quasiment tout s'emboîte à merveille.


Une troisième trilogie aurait pu voir le jour, mais Lucas a annoncé que ce ne serait pas le cas. Mais les fans en manque ont une immense quantité de matériel à se mettre sous la dent. Entre les jeux commme Knights of the Old Republic, ou les romans et comics, il y a de quoi faire. La série Clone Wars apporte d'alleurs pas mal de choses aux Episodes II et III, en narrant d'autres évènements, avec d'autres personnages plus ou moins importants, qui permettent de faire le lien entre les films, de mieux comprendre certaines situations et personnages ou tout simplement de découvrir de nouveaux pans de lunivers. La série Jedi quant à elle fait la lumière sur Quinlan Vos, personnage important mais évoqué une seule fois dans l'Episode III, etc etc...


Bref une saga majeure, un univers titanesque et foisonnant, incontournables pour fans ou simples amateurs de SF ou de bonnes histoires.
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Publié dans Movies

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C
Fei >> Si mes souvenirs sont bons (et ils le sont), c'est George lui même qui le dit dans les bonus du 4e DVD du coffret regroupant les épisode remastorisés, rebidouillés... 4, 5, et 6.
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F
Ah mais je te crois, j te crois. De ce que j ai vu sur le forum tu es assez porté sur Star Wars donc je te fais confiance. Je profitai de ton commentaire pour en faire un plus geenral. Les gens qui s interessent un tant soit peu a SW ont toujours une petite anecdote dont la veracité est parfois fortement douteuse. Y a tout un a côté aux films qui ajoute une dimension en plus a l ensemble je trouve, et contribue a son côtéculte et mythique.
H
Mouiche je ne comparerais pas Star Wars au SDA, si ce n'est en termes de recettes ciné et de fan system moi.<br /> Sinon, contrairement à beaucoup, j'ai trouvé l'histoire d'amour du 2 assez finement menée, et très bien introductive du passage vers le côté obscur.<br /> Et pis...>>>Matrix a été adulé puis il est devenu de bon ton de cracher dessusEn tout cas moi Matrix j'ai toujours dit que c'était de la daube :D
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C
Pour l'histoire du générique à la fin.Je crois que Lucas s'ait tapé une lourde amende à chaque film.
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F
Ca c est qui est impressionnant aussi avec Star Wars, c ets qu il y a une mythologie dans les films, mais quasiment une autre mythologie autour aussi... Tout le monde croit savoir des trucs, a entendu des anecdotes dont on ne sait pas trop si elles sont vraies ou aps, etc... ^^
O
pour ce qui est de l'inspiration Lucas c'est inspiré d'un film japonais en N/B (dont je me rappelle plus le titre j'ai ça dans me sPremière je pourrais rechercher) dont l'histoire est en gros : une gentille princesse luttant contre un roi méchant se fait enlevé, un pauvre paysan aidé par a suite d'unmaitre et d'un Laurel et Hardy tente tout pour la retrouver<br /> ok ca pourrait être n'importe quel film mais en comparant les photos les physionomie des persos sont flagrant.<br />  <br /> perso j'ai bien aimé les épisodes 4 5 6 que j'ai redécouvert avec plaisir en 97 pour la resortie après des années de petit écran et comme beaucoup je pense j'ai ét édéçu par l'épisode 1 trop introductif à mon gout et avec un Jar Jar tête à claques!!!<br /> après le reste du tout bon surtout le 3 avec Christiensen qui maitrise bien l'enjeu du film<br /> vivement la sortie du coffret!!!!<br />  
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R
Le deuxième opus m'a franchement fatigué avec son histoire d'amour risible. Mais bon, c'est Star Wars alors on supporte la niaiserie pour attendre l'excellent combat de Yoda ! ahah !<br /> Et oui, comme tu l'as si bien dit, on parle de Star Wars et on retrouve notre âme d'enfant... Une saga géniale qu'il est bon de voir et de revoir. Petite déception de ne pas voir les trois derniers épisodes à l'écran mais c'est vrai que l'univers Star Wars est si richement retranscrit qu'on peut la lire sous d'autres supports. Quant à la première trilogie elle est bonne, je trouve, quant au personnage d'Anakin, bien mis en scène, et à la montée de l'Empire, bien expliquée. Bref, c'est vrai qu'il est facile de cracher sur des films qu'on va voir en remuant la queue...<br /> Par contre, pas d'accord sur la comparaison avec SDA. Star Wars apparaît au public sous la forme ciné dans un pari totalement osé. SDA, lui, apparaît au public sous la forme d'un monde très bien travaillé sous format romanesque. Si tu me dis : Star Wars est au ciné ce que le SDA est au roman fantasy, je dis oui, à la rigueur. Mais les f_ifilms de Jackson ne courraient aucun risque vu le nombre d'afficionados, et sont même assez mal faits selon moi... Aucune comparaison possible : Star Wars naît d'un pari osé, et a fait naître les produits dérivés, SDA surfe sur ce phénomène vingt ans après...<br /> Petite anecdote au passage : Les studios de production ont critiqué le projet de Lucas pour deux raisons. D'abord parce que son idée de mettre la tête de R2D2 sur des mugs leur paraissait saugrenue ("Bonjour, je suis George Lucas et je viens d'inventer comment gagner plein de pognons !"), pourtant on sait combien ça a marché... Et ensuite parce qu'il insistait pour mettre le générique à la fin pour pouvoir mettre son introduction écrite au tout début sans que ça passe inaperçu. Et oui, si on a plus à se taper le nom des 43 régisseurs techniques avant notre film c'est grâce à Lucas !
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F
"Star Wars est au ciné ce que le SDA est au roman fantasy"Oui oui, c'est a peu pres ca. Je ne considere pas seulement le ciné, mais l'univers sous toutes ses formes, et son impact global.Pour LSDA et sa qualité je suis evidemment pas d'accord, mais chacun ses gouts. ^^