Les secrets des dessins animés, part I
Pourquoi dans Dragon Ball Z le gentil il fait rien pendant que le méchant lance sa méga attaque qui prend 20 minutes à préparer ?On pourrait croire que c'est pour produire 3 épisodes avec le matériel nécessaire pour un seul, mais ce serait mesquin. On pourrait croire que c'est parce que le gentil est tetanisé, face à l'immensité de la puissance de l'attaque à venir et qu'il devine, mais un gentil ça n'a peur de rien. On pourrait encore croire que c'est parce que les japonais affectionnent la narration décompressée, mais ce serait trop simple. Non, en fait, c'est parce qu'à chaque fois, le héros pense à ses amis histoire de faire une séquence émotion et se rappelle d'un truc, du genre "ouh ptain j'avais rendez-vous avec Bulma à 15h chez Ikea" ou encore "Tortue géniale m'avait demandé d'acheter une baguette pour ce soir". Eh oui, c'est ptêt fort, un héros, mais c'est aussi un peu étourdi.
Pourquoi dans Olive et Tom le ballon s'aplatit quand on le frappe ?Eh bien en fait, il y a un truc. Olive et Tom, et leurs potes genre les jumeaux Derrick, sont censés être des champions de foot. Des grosses stars, super techniciens et capables de coller en pleine lucarne des patates qui partent du rond central. Et tout ça à 12 ans. Sauf qu'évidemment, les producteurs, ils ont eu beau chercher, ils ont jamais trouvé d'acteurs dessinés de 12 ans capables de faire une frappe correcte. Du coup, ils ont placé dans les ballons des vaisseaux extra-terrestres pilotés par E.T miniatures. Sauf que leurs vaisseaux ovoïdes ne rentraient pas dans les ballons ronds... Donc il a bien fallu rendre les ballons ovoïdes eux aussi, mais juste pendant les frappes, pour que les E.T puisse piloter les ballons vers les filets. Le reste du temps, des ballons normaux suffisaient. Eh oui, c'est ptêt des champions de foot, Olive et Tom, mais c'est aussi un peu des lopettes et des imposteurs.
Pourquoi le Grand Strateguerre il a jamais envoyé tous ses golgoths d'un coup, plutôt qu'un par un ?C'est très curieux. On a pu lire ici ou là que le Grand Strateguerre était en fait un pauvre guignol pistonné par son oncle -l'empereur Palpatine-, un incapable à qui on avait filé une armée de robots géants pour se débarrasser d'un seul rebelle pendant que les grands faisaient une vraie guerre interstellaire dans une galaxie lointaine, très lointaine. En fait, c'est un peu plus compliqué que ça. Le Grand Strateguerre était un jeune homme ambitieux, très doué, mais flanqué aux yeux de ses pairs (et de son oncle) d'une atroce tare, outre son look : un sens de l'honneur totalement dépassé, qui lui interdisait de lancer une armée contre un seul homme. Le Grand Strateguerre voulait, selon son code d'honneur, vaincre honorablement son adversaire en un duel loyal par robots interposés. Du coup il ne s'est jamais résolu à envoyer tous les golgoths en blocs pour défoncer Arctarus et lui foutre son cornofulgur où il pensait, quitte à passer pour un gros con face aux autres généraux. Eh oui, il est ptêt un peu loser, le Grand Strateguerre, mais c'est aussi un peu un homme d'honneur.
Pourquoi l'inspecteur Gadget il arrivait jamais à déclencher les bons gadgets ?

La vérité a longtemps été jalousement gardée, mais elle a fini par filtrer. L'inspecteur Georges Adget, policier d'élite, devait être l'aboutissement ultime de la technologie policière, le flic parfait, amélioré cybernétiquement. Au top de sa forme et de son art, ce bon Georges a accepté de subir 735 opérations chirurgicales qui devaient faire de lui la fierté des forces de l'ordre françaises. Mais voilà, au milieu du projet, les budgets ont été coupés, le gouvernement remplacé, et le projet d'amélioration de Georges a sombré avec lui. Comme on ne pouvait pas le laisser à moitié fini, mais que l'argent n'était plus là, l'Etat a sous-traité la fin du projet à une ribambelle de prestataires au Bengladesh et dans d'autres pays du tiers-monde. Georges est un peu le précurseur de l'airbus : des pièces créées un peu partout puis assemblées en France. Et forcément, ça s'est vu. Tout a été monté vite fait par des ouvriers qui ne parlaient pas la même langue et qui ont bricolé comme ils ont pu pour faire fonctionner des bouts qui n'avaient même pas été soumis aux même normes et livrés sans mode d'emploi. Alors toutes les fonctionnalités sont là, mais pas raccordées aux bons trucs. Un peu comme quand on mélange les cartouches d'un quatre-couleurs. Eh oui, c'est ptêt un branque, le Gadget, mais c'est aussi un peu une victime de la mondialisation et des restrictions budgétaires.
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