Trop lent, petit scarabée !!!!!
J'ai déjà confessé une de mes déviances, un de ces trucs honteux qu'on traîne malgré soi mais dont on ne peut se détacher, qui peut vous faire perdre tout crédit aux yeux de certains qui n'attendaient que ça pour vous crucifier. J'ai déjà avoué, donc, mon amour des gros navets de 2e partie de soirée, avec du bon gros justicier qui tâche, du has-been voire du never-was à la pelle, du méchant tellement vilain qu'il mériterait plutôt le qualificatif d'affreux, une réalisation indigne même d'une pub Madrange (mon jambon star) et j'en passe et des meilleures. Eh bien je n'avais pas tout révélé de mes perversités cinématographiques, et dans un grand élan cathartique je revendique ici mon amour des films de kung-fu !
Disons le tout de suite, il y a en fait plusieurs types de films de kung-fu, mais j'en aime la plupart. Dans les vieux films, ils avaient des tronches et des dégaines pas possibles, avec des moustaches de 2 km, un petit sardonique. Ils se balladaient tous en pyjama et en ballerines, mais curieusement personne ne se foutait jamais d'eux. Il y avait le bon gros nanar, avec des bastons même pas forcément terribles, mais de bruitages entièrement réalisés à la bouche qui me font totalement tripper. Mais si, tu sais, ces bruits qu'on faisait étant petits quand on se bagarrait. Dans les films de kung-fu c'est pareil, mais puissance 12. Le héros fait un mouvement de main, et on entend le même bruit que quand on fait des grands mouvements avec une raquette de tennis : woooooooosh ! Je sais, je le fais super bien, merci. Souviens toi de Bruce Lee, avant chaque combat, il craquait de partout. Les articulations surtout, mais aussi les narines, les paupières, tout. Parlons en de Bruce Lee, légende des films d'arts martiaux. Techniquement, ses bastons n'étaient pas les plus bluffantes qu'on ait vu. Il a inventé son propre style, le Jeet Kune Do, mais c'était un style de boxe très sec, très efficace, pas super visuel. Mais Bruce Lee, dans ses combats, devenait une sorte d'avatar de la rage, hyper violent et qui ne faisait pas de cadeaux, du genre qui tue ses ennemis en leur enfonçant les côtes pour qu'elles perforent les poumons. Moi j'étais pas fan, je préfère les trucs chorégraphiés, aériens, techniques.
Donc je préfère le style de Jet Li ou Donnie Yen. Eux aussi ont tourné des films avec des bruitages surréalistes, mais différents. Eux incarnent plus l'espèce de mythe de l'homme qui grâce aux arts martiaux dépasse les limites de son corps dont il possède une parfaite maîtrise. Ils ne se déplacent pas, ils flottent. Limite l'air s'écarte autour d'eux pour éviter de les froisser, par peur des représailles (le fameux wooooooosh c'est l'air qui souffre, en fait). Pour descendre d'une marche, ils font un double salto vrillé ; ils sont capables de perforer des murs à mains nues ; ils maitrisent toutes les armes conventionnelles ou non, entre leurs mains un parapluie, un bambou, un bout de tissu, un bol de soupe (même froide) deviennent des armes mortelles. En fait, ils sont eux mêmes des armes de destruction massive potentielle. Mais comme ils sont gentils, ils utilisent leur force à bon escient, même avec le méchant, préférant l'humilier par leur supériorité technique plutôt que de le tuer à grand renfort d'os brisés. En fait ils sont radins, et le teinturier pour enlever les tâches de sang ça coûte cher, mais la légende a préféré la version chevaleresque. Eux sont des vrais maîtres, qui ont pris la puissance mais aussi la philosophie des arts martiaux.
Il existe aussi un style un peu plus classieux de films, avec plus de budget et plus de recherche artistique. Ang Lee (Tigre et dragon), Zhang Yimou (Hero, Le secret des poignards volants) par exemple, proposent des films un cran au dessus du film moyen qui se repose uniquement sur ses combats. Dans ces films là, chaque image est réfléchie, les personnages passent plus de temps à esquiver les coups qu'à les recevoir avec force ralentis, et tous leurs gestes sont d'une précision totalement surréaliste. Ces films ont beaucoup recours aux câbles pour ça. Les câbles ? Bah oui, les acteurs sont attachés à des câbles manipulés par des techniciens, tu croyais pas qu'ils volaient réellement, si ? Ainsi donc, on voit dans ces films les héros monter des murs sans aucune prise, faire des bonds de 20 mètres, marcher sur la cime d'un bambou (j'ai essayé, ne fais pas ça chez toi, c'est dangereux), mettre Jesus minable en courant sur l'eau, etc... Là, le côté surhomme des maîtres d'arts martiaux atteint son apogée. Ces films là sont incroyablement esthétiques (Yimou vérifiait tous les jours la couleur des feuilles des arbres pour obtenir exactement celle qu'il voulait dans une des scènes de Hero), avec une certaine poésie et une mélancolie toute orientale.
Moi ça me fait rêver. Réaliser des pirouettes incroyables (imagines la note d'EPS au Bac avec ça !), savoir manier des sabres à la perfection, grimper des murs comme si de rien... "C'est bon les gars, prenez l'ascenceur, moi je prends le mur". Le kung-fu rigolo et cartoonesque de Stephen Chow et ses Shaolin Soccer et autres Crazy Kung-fu, qui prend un peu la relève du kung-fu comique de Jackie Chan ou encore le Muay Thai dévastateur de Tony Jaa, j'aimerais savoir faire. Pour moi ces mecs sont presque inhumains tellement le mythe du surhomme dont je parle tant marche sur moi. Tony Jaa est un extra-terrestre pour moi, comment un mec peut faire des trucs pareil ? Ce gars fait tout sans trucages, alors lui-même doit être un trucage. Ce soir je vais aller voir le dernier film de Jet Li dont je connais même pas le titre, et je crois que je vais bien tripper pendant les bastons. Alors que dans la vie je suis pas spécialement violent, j'aime la baston filmée. Mais la baston filmée chorégraphiée, l'aspect technique, la virtuosité des mouvements, la précision des enchaînements. Bon, je crache pas sur une bonne caresse au visage façon Tony Jaa (gros coup de latte en pleine gueule) de temps à autre, mais c'est pas ce que je préfère. Par exemple la fin de l'Honneur du Dragon m'avait un peu foutu la gerbe, vu que le Tony il te fait un catalogue de toutes les prises du Muay Thai qui permettent de pèter des membres, et y en a un certain nombre (40 mecs sur le carreau, je dirai). En fait je suis une gonzesse, j'aime le côté GRS mais pas trop le côté déboitage d'articulations. Et les seules personnes avec qui je me battais c'étaient mes soeurs... Une gonzesse, je te dis...
Disons le tout de suite, il y a en fait plusieurs types de films de kung-fu, mais j'en aime la plupart. Dans les vieux films, ils avaient des tronches et des dégaines pas possibles, avec des moustaches de 2 km, un petit sardonique. Ils se balladaient tous en pyjama et en ballerines, mais curieusement personne ne se foutait jamais d'eux. Il y avait le bon gros nanar, avec des bastons même pas forcément terribles, mais de bruitages entièrement réalisés à la bouche qui me font totalement tripper. Mais si, tu sais, ces bruits qu'on faisait étant petits quand on se bagarrait. Dans les films de kung-fu c'est pareil, mais puissance 12. Le héros fait un mouvement de main, et on entend le même bruit que quand on fait des grands mouvements avec une raquette de tennis : woooooooosh ! Je sais, je le fais super bien, merci. Souviens toi de Bruce Lee, avant chaque combat, il craquait de partout. Les articulations surtout, mais aussi les narines, les paupières, tout. Parlons en de Bruce Lee, légende des films d'arts martiaux. Techniquement, ses bastons n'étaient pas les plus bluffantes qu'on ait vu. Il a inventé son propre style, le Jeet Kune Do, mais c'était un style de boxe très sec, très efficace, pas super visuel. Mais Bruce Lee, dans ses combats, devenait une sorte d'avatar de la rage, hyper violent et qui ne faisait pas de cadeaux, du genre qui tue ses ennemis en leur enfonçant les côtes pour qu'elles perforent les poumons. Moi j'étais pas fan, je préfère les trucs chorégraphiés, aériens, techniques.
Donc je préfère le style de Jet Li ou Donnie Yen. Eux aussi ont tourné des films avec des bruitages surréalistes, mais différents. Eux incarnent plus l'espèce de mythe de l'homme qui grâce aux arts martiaux dépasse les limites de son corps dont il possède une parfaite maîtrise. Ils ne se déplacent pas, ils flottent. Limite l'air s'écarte autour d'eux pour éviter de les froisser, par peur des représailles (le fameux wooooooosh c'est l'air qui souffre, en fait). Pour descendre d'une marche, ils font un double salto vrillé ; ils sont capables de perforer des murs à mains nues ; ils maitrisent toutes les armes conventionnelles ou non, entre leurs mains un parapluie, un bambou, un bout de tissu, un bol de soupe (même froide) deviennent des armes mortelles. En fait, ils sont eux mêmes des armes de destruction massive potentielle. Mais comme ils sont gentils, ils utilisent leur force à bon escient, même avec le méchant, préférant l'humilier par leur supériorité technique plutôt que de le tuer à grand renfort d'os brisés. En fait ils sont radins, et le teinturier pour enlever les tâches de sang ça coûte cher, mais la légende a préféré la version chevaleresque. Eux sont des vrais maîtres, qui ont pris la puissance mais aussi la philosophie des arts martiaux.
Il existe aussi un style un peu plus classieux de films, avec plus de budget et plus de recherche artistique. Ang Lee (Tigre et dragon), Zhang Yimou (Hero, Le secret des poignards volants) par exemple, proposent des films un cran au dessus du film moyen qui se repose uniquement sur ses combats. Dans ces films là, chaque image est réfléchie, les personnages passent plus de temps à esquiver les coups qu'à les recevoir avec force ralentis, et tous leurs gestes sont d'une précision totalement surréaliste. Ces films ont beaucoup recours aux câbles pour ça. Les câbles ? Bah oui, les acteurs sont attachés à des câbles manipulés par des techniciens, tu croyais pas qu'ils volaient réellement, si ? Ainsi donc, on voit dans ces films les héros monter des murs sans aucune prise, faire des bonds de 20 mètres, marcher sur la cime d'un bambou (j'ai essayé, ne fais pas ça chez toi, c'est dangereux), mettre Jesus minable en courant sur l'eau, etc... Là, le côté surhomme des maîtres d'arts martiaux atteint son apogée. Ces films là sont incroyablement esthétiques (Yimou vérifiait tous les jours la couleur des feuilles des arbres pour obtenir exactement celle qu'il voulait dans une des scènes de Hero), avec une certaine poésie et une mélancolie toute orientale.
Moi ça me fait rêver. Réaliser des pirouettes incroyables (imagines la note d'EPS au Bac avec ça !), savoir manier des sabres à la perfection, grimper des murs comme si de rien... "C'est bon les gars, prenez l'ascenceur, moi je prends le mur". Le kung-fu rigolo et cartoonesque de Stephen Chow et ses Shaolin Soccer et autres Crazy Kung-fu, qui prend un peu la relève du kung-fu comique de Jackie Chan ou encore le Muay Thai dévastateur de Tony Jaa, j'aimerais savoir faire. Pour moi ces mecs sont presque inhumains tellement le mythe du surhomme dont je parle tant marche sur moi. Tony Jaa est un extra-terrestre pour moi, comment un mec peut faire des trucs pareil ? Ce gars fait tout sans trucages, alors lui-même doit être un trucage. Ce soir je vais aller voir le dernier film de Jet Li dont je connais même pas le titre, et je crois que je vais bien tripper pendant les bastons. Alors que dans la vie je suis pas spécialement violent, j'aime la baston filmée. Mais la baston filmée chorégraphiée, l'aspect technique, la virtuosité des mouvements, la précision des enchaînements. Bon, je crache pas sur une bonne caresse au visage façon Tony Jaa (gros coup de latte en pleine gueule) de temps à autre, mais c'est pas ce que je préfère. Par exemple la fin de l'Honneur du Dragon m'avait un peu foutu la gerbe, vu que le Tony il te fait un catalogue de toutes les prises du Muay Thai qui permettent de pèter des membres, et y en a un certain nombre (40 mecs sur le carreau, je dirai). En fait je suis une gonzesse, j'aime le côté GRS mais pas trop le côté déboitage d'articulations. Et les seules personnes avec qui je me battais c'étaient mes soeurs... Une gonzesse, je te dis...
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