Bond, Jean Bond

Publié le par Fei

Si Tu as lu la précédente note, Tu as peut-être une vague (mais vraiment très vague) idée de ce dont je vais Te parler maintenant. Eh bien oui, il s'agit de la reproduction hermaphrodite anaérobie de Gallus gallus en milieu océanique dans des conditions de pression de grand fond mais à température tropicale. On va bien se marrer je le sens, si je commence à ce niveau là, à la fin de la note je serai encore moins drôle qu'un film d'Eric et Ramzy, et ça j'aurai du mal à le supporter.

Assez de faux suspens et de blague pas drôle, je vais évidemment parler du film que j'ai vu hier soir. Après s'être cognés deux fois les vannes de la BA du film Camping (je crains que ce ne soient les seules de tout le film), et s'être vu "offrir" 90 secondes de gros plan de Zizou qui transpire, Zizou qui a plus trop de cheveux, Zizou et ses chaussettes, le Pathé a enfin daigné commencer la projection d'OSS 117 : Le Caire, nid d'espions. Petite précision en préambule : on trouve à la réalisation Michel Hazanavicius, qui est à l'origine des détournements cultes La classe américaine et Superman contre Derrick (ça se trouve sur la mule), dont le ton et l'esprit se retrouvent en partie ici (notamment dans les répliques parfois totalement débiles et tordantes).

Dès le début le ton est donné : logo Gaumont old school, noir et blanc, musqiue typique et trucages un peu bidon, on est dans un pastiche hommage aux films d'espionnage à l'ancienne (les OSS117 précédents ou les premiers Bond). Les acteurs surjouent comme il faut, et il faut saluer la performance de Jean Dujardin, absolument énorme de ce rôle d'espion qu'il aime à décrire comme "un peu de Sean, mais surtout beaucoup de Connery". OSS117 est un agent dévoué à son président René Coty, dont il offre des photos aux indigènes ; il est gentiment beauf et pas très cultivé ; délicieusement con mais pas trop. Il comprend vite, mais faut lui expliquer longtemps, en somme. Bref du sur-mesure pour Dujardin qui aime jouer à la fois les beauf magnifiques et les séducteurs de supermarché, qui mettent les pieds dans le plat en pensant être fin ou irrésistibles quand ils sont ridicules.

Et le scénario lui ménage un paquet de scènes et répliques pour exprimer tout ça. Tous les clichés des films d'espionnage (enfin, un bon paquet) sont passés en revue et détournés avec un plaisir évident et hautement communicatif. Même si on est pas en permanence plié en deux, toute l'ambiance du film est dans la déconne, et on a le sourire rivé pendant tout le film, ce qui est une belle réussite. Entre une course-poursuite à pied absolument hilarante, des flash-backs totalement ridicules, des combats à l'ancienne aux bruitages à pleurer, un "gunfight" totalement révolutionnaire, une scène nocturne à se faire péter les zygomatiques (vraiment vraiment énorme), ou une scène de chant déjà culte, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Une des grandes qualité du fim est de ne pas être une simple accumulation de sketchs, et de n'avoir pas sacrifié le scénario. Attention, le scénario est comme le reste, un cliché détourné en hommage à l'espionnage filmé old school, mais il a le mérite d'exister. Et j'ai particulièrement apprécié que l'humour ne soit pas trop au ras des pâquerettes scatho-crado comme pas mal de comédies récentes (genre celles des frères Wayans ou Farelli). C'est pas super fin, mais c'est de qualité et ça ne donne pas dans la facilité.

En bref, Dujardin est génial (cette gestuelle !), les scènes souvent savoureuses avec de nombreux genres d'humour (garder en mémoire que les acteurs surjouent exprès, au début ça surprend), le scénar tient la route et est un bel hommage, et on est parfois en larmes tellement Hubert Bonnisseur de la Bath (le vrai nom d'OSS 117) est à la masse (paternaliste, un poil raciste, homophobe, vantard, goujât, inculte, etc...). Le film écorne intelligemment la France colonialiste (mais aussi actuelle), et un peu de poil à gratter ça fait toujours du bien... Bref, que du bon, je me demande si je vais pas y retourner mais j'ai plein d'autres trucs à voir... En tout cas, Toi, vas-y !

Et je ne serai pas étonné de voir un nouvel opus arriver d'ici 2 ou 3 ans... ^^

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Publié dans Movies

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C
Vô l'ôtre, il écrit en bleu... Y s'croit sur son blog ou quoi... Comme dirai Brice:  "J't'ai Kassé !"... ^^La BA de "OSS117" m'a vraiment fait penser à une parodie des premiers James Bond avec le seul, le vrai, l'incontournable Sean Connery, LE 007. Et ce que tu en dis conforte cette idée. Alors j'irai sûrement le voir... enfin seulement si tu vas voir "Insinde Man". ^^
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F
C'est prévu, c'est prévu... ^^
R
Bah purée, t'as su nous le vendre celui-là ! Je n'avais aucune envie d'aller voir ce film et tu viens de me donner envie ! (Et pourtant, Dieu sait que le pastiche, j'accroche sans pluche :D :p ) Bon peut-être dans deux semaines à la sortie des concours, ça me détendra... <br /> En parlant sorties ciné, j'ai entendu ce matin à la radio Shirley et Dino qui pleuraient l'échec total de leur film Cabaret Paradis. Le public ne suit pas, et les deux compères le vivent très mal...D'autant plus que les critiques sont très très bonnes ! <br /> J'ai aussi vu la BA de Camping, ça a l'air nul à souhait, et Dubosc paraît vraiment insupportable ! Même si j'aime beaucoup la réplique "Pourquoi ça serait à moi de changer de nom ?" :)
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F
OSS117 vu les critiques je l attendai au tournant, et meme si tout le monde n aimera pas, c est de la belle ouvrage.Les critiques du film d Shirley et Dino sont très mauvaises, pour ce que j'en ai lu. Elles disent en gros "ils sont sinceres, mais ca suffit pas".Camping je pense que c est le genre de film ou y a quelques bonnes repliques perdues dans le reste. Heureusement la BA fait le travail pour toi et te les donne toutes en t epargnant le reste ! ^^