Début de réponse ?

Publié le par Fei

http://idata.over-blog.com/0/25/23/98/sarkozyopafndu5.jpgCe WE, j'étais en Tourraine pour aider à la préparation du lieu de mariage de deux amies. Déménagement de pleins de trucs, nettoyage de fond d'une couche de crasse que j'estime à 6 ans d'âge. Dans certaines pièces, on a utilisé la méthode Sarko : Kärscher. Enfin bref, on a bien bossé, et on a même évité de parler politique de tout le WE, sauf dans les 5 derniers kilomètres du retour. On était 4 : mon amie, plus à droite qu'à gauche mais radicalement anti-Sarko ; moi plutôt à gauche ; et deux autres à droite qui vont voter Sarko. Pendant les 5 minutes de discution sur le sujet, j'ai réalisé un truc : en fait, ils sont persuadés que Sarko est le seul à pouvoir redresser la France économiquement, et les côtés puants de Sarko passent après. Je ne m'attarde pas sur le côté ultra-énervant des gens de droite pour qui tous les gens de gauche sont des ahuris infantiles qui ne comprennent pas les réalités, mais les écouter 5 minutes, ça m'a suffit pour cerner un peu le truc. La gauche est forcément responsable de la morosité ambiante et ne PEUT pas faire quoique ce soit de positif économiquement, contrairement à la droite. Bon, la droite est à l'Elysée depuis 12 ans et au gouvernement depuis 5 ans d'affilée, elle a creusé le déficit et fait péter nombre de budgets, mais c'est pas grave. On vous expliquera, avec un ton paternaliste semi-méprisant, que c'est l'héritage de la gauche. C'est un cliché atavique bien ancré dans toute une frange de la population : la gauche c'est l'argent par les fenêtres, la droite c'est la rigueur économique. C'est aussi crédible que la baisse du chômage ou les bons chiffres de la sécurité, mais c'est pas grave, c'est comme ça. En tout cas, je rigole doucettement : il va y avoir de la déception quand Sarko sera passé, parce que le miracle économique j'y crois moyen. Les classes sup' encore plus sup' et les autres toujours plus bas, ça oui. Tant mieux si je me gourre, c'est que ma situation va s'améliorer dans les 5 ans... Sauf que je n'ai aucune confiance dans les belles promesses d'avenir radieux de la droite dure tendance Sarko.
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Publié dans Rien à bloger

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A
Le guéguere gauche-droite sont un moyen de ne de supporter (façon équipe de sport) plutot que de réfléchir aux propositions et aux idées.<br /> <br /> La gauche, c'est (en théorie) une vie correcte pour tous avant tout (manger, loger, education). La droite "classique" (hors FN, donc), c'est la course aux richesses, qui par effet de cascade augmente le niveau de vie des gens. <br /> <br /> Le problème de la gauche, c'est les dérives de l'aides en assistanat (les pro de la recherche de failles dans les régles). Le problème de la droite c'est l'inhumanité de l'économie( l'argent va à l'argent, les pauvres sont moins pauvres mais les riches sont aussi beaucoup plus riches, creusant l'écart).<br /> <br /> Quand aux tons démago et condescendant, c'est un moyen de revenir sur l'affectif plutôt que sur la réflexion. Moi aussi j'adore, écrasé entre deux tranche de pain et beaucoup de tabasco!
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F
Oui, on a pas vraiment l'impression d'avoir des campagnes "dignes" ou même réellement politiques, mais bien politiciennes. Des gens qui s'affrontent et non des idées, en effet.
L
salut <br /> affrontements entre le captalisme à l'état pur et le socialisme utopique <br /> des promesses et après ? <br /> si tu veux tu peux t'inscrire sur l'annuaire du Pépère, c'est tout nouveau et c'est gratuit , il y en a pour deux minutes <br /> <br /> Bonne journée et à bientôt 
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H
Le problème du stéréotype de la gauche naïve et branleuse, c'est le même que celui de la droite rigide qui prive les pauvres gens de leurs libertés fondamentales. En ce qui me concerne, et très fréquemment, plus je fréquente des gens de gauche plus je me sens de droite, et inversement. Et je ne dis pas ça pour la formule. La diabolisation de la droite et la moquerie de la gauche ont une grande part de responsabilité dans l'immobilisme qui touche notre pays. Il est difficile de soutenir des idées en marge de son parti de peur d'être mis de côté. Plus on regarde les choses en détail, plus on a l'impression que ce sont les partis qui font les convictions des hommes au lieu d'être l'inverse. Ce matin, j'ai vu sur i>télé le porte parole de la LCR qui disait que, face à LePen, 'il soutiendrait Royal au second tour mais pas Bayrou, parce qu'il était hors de question de soutenir la droite (je résume, il exprimait ça à grand renfort de "entre la peste et le choléra..."). En gros, ce type était prèt à prendre le risque de placer un extrêmiste de droite à l'Elysée juste pour ne pas donner son soutien à un gars qui, sous le nom de son parti, a l'étiquette "plus à droite qu'à gauche". Les étiquettes au-delà de la raison. Bon ok c'est la LCR, et rien que le nom du parti ça laisse entendre bien des choses, mais on ne me fera pas croire que les gros partis sont tellement plus au-delà du clivage imposé par les étiquettes et, personnellement, je trouve ça EXTREMEMENT effrayant.<br /> En tout cas ta copine de droite anti-Sarko, remercie-la d'exister et de me faire mentir sur le côté veau des gens engagés... Ya de l'espoir.
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F
Sarko incarne une droite bien plus dure et à droite que Chirac. Sego se fait allumer parce qu'elle aussi est plus à drite que Jospin, d'ailleurs (la gauche à l'anglaise, quoi). Moi aussi quand j'entends un responsable de parti faire de l'opposition débile genre "c'est à droite donc forcément c'est mauvais", ça m'énerve. Les querelles de chapelle ça n'intéresse personne à part les chapelains et les plus fanatiques des fidèles...