Shocking revelations !

Publié le par Fei

Aujourd'hui, la vérité va éclater. Les révélations arrivent, et elles vont faire mal. Je pourrais les payer très cher, mais tant pis, je ne peux plus garder ça pour moi, Tu comprends ? Ca me ronge, il faut que je m'en libère, que j'assume. Oui, aujourd'hui sera un jour à marquer d'une pierre blanche, une date qui fera dorénavant partie de toute bonne frise historique. Je ne serais pas étonné que ce 25 avril devienne le jour zéro d'une nouvelle ère. Le monde va changer, il y aura un avant, et un après. Après cette introduction parfaitement ridicule digne d'un Dan Brown, une once de curiosité mêlée d'un soupçon d'angoisse t'étreint, et c'est bien normal. Toi qui m'adules sans réserves, Tu crains les révélations promises, la chute du mythe, et que la fin de Dieu annoncée par Nietzsche soit arrivée, et qu'en contemplant l'abîme celle-ci ne t'engloutisse. Mais sois brave, je viens d'en remettre une couche bien gratinée pour que Tu Te prépares, alors voila : j'aime les 2e parties de soirées pourries de TF1, les pauvres films moisis où évoluent des Steven Seagal, Chuck Norris ou autres Charles Bronson.


Eh oui, j'avoue, je ne sais pas dire non face à un bon navet de JCVD, à un bon film facho du Charlot moustachu, à une bonne bouse mystico-bidon de l'ami Steven. C'est plus fort que moi, mais des films nommés Explosion imminente, Universal Soldier ou Le justicier braque les dealers, y faut que je regarde. Un bon gros navet de temps en temps, c'est une de mes faiblesses.
Et dimanche soir, y avait justement Explosion imminente avec Steven Seagal, je l'avais jamais vu. Et c'était mauvais comme j'aime ! Un scénar complètement nul, des acteurs calamiteux, des dialogues totalement ineptes, un montage au hachoir et une réal digne d'une pub Madrange. Steven Seagal y incarne un démineur top zen, qui va secourir un collègue en plein désarroi. Ca Te donne pas envie ça ? La costumière avait eu un prix de gros sur les manteaux en cuir noir, vu qu'ils en portaient tous, pour montrer leur côté bad boy (Tu vois le niveau du truc). Je ne saurai pas restituer comme il faut le ridicule de certaines scènes, mais je vais tout de même T'en livrer une pas piquée des hannetons comme on disait dans le temps. Alors qu'il reste à peu près une minute pour désamorcer la bombe, le flic appelle Seagal pour savoir quoi faire. Et là le Steven, tellement cool qu'il ferait passer un airwaves menthol pour un piment rouge, lui explique posément : "Tu dois te débarrasser de la peur et de l'espoir. Tu dois dépasser les concepts de vie et de mort. Alors tu connaîtras la véritable nature de ton esprit.". Véridique. Steven Seagal est un adpete du shamanisme, qu'il aime à restituer en bouillie abjecte dans ses films. Comme c'est aussi un des grands maîtres mondiaux de l'aïkido, il y a évidemment une scène où il casse du vilain (suffisaments cons pour l'attaquer à main nue ou à l'arme blanche alors qu'ils ont des armes lourdes). Bref, je me suis régalé.

Un autre exemple ? Prenons un des films de la série le Justicier, apologies de l'auto-défense et de la riposte sanglante (oeil pour oeil, dent pour machoire). Charles Bronson y incarne un "justicier", donc, qui défend la loi puisque l'état en est incapable (rien que ça me fait fondre). A un moment, un blouson noir (sisi) pique le sac d'une mémé et s'enfuit en courant. Bronson, qui ne fait pas dans la dentelle, sort alors son flingue et l'abat d'une balle dans le dos. Après quoi les gens sortent dans la rue et l'applaudissent. Si c'est pas beau ça ! Et en plus, par moments, il court (pas souvent tout de même) ! Et Bronson qui court, la moustache alerte et l'oeil perçant, ça vaut son pesant de cacahuètes. Moi j'adhère à fond, d'ailleurs je patrouille depuis quelques temps dans les rues de Versailles en quête de malfrats à abattre froidement puisque malgré ses promesses de 2002 l'état est incapable de nous protéger, ma bonne dame ! Nan franchement, c'est du bonheur à 24 images par seconde ça.


Voilà, Tu sais maintenant que je ne suis pas ce modèle de perfection inaccessible, que j'ai moi aussi mes faiblesses, mes démons. Les miens sont des ringards de la violence filmée.

Un petit écart pour finir : j'ai regardé hier le bien nommé Cauchemar de Darwin, qui m'a un peu retourné le bide. Je me sens pas trop d'en parler en détail, disons que c'est une photo d'une région africaine absolument révoltante et saisissante, que tout le monde devrait voir. Deux scènes en particulier sont marquantes : celle où ils récupèrent les restes de la poissonnerie (atroce), et celle où les pauvres gamins se jettent sur le peu de bouffe qui passe, avant de se shooter au plastique fondu. A voir, une claque dans la gueule.

Publié dans Rien à bloger

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Vi je sais : rha p*t*i* de connexion qui buge ! Explorer a planté en me disant : "trop de visiteurs sur cette page web" : dingue, c'était pas du bluf tes 21 millions de visiteurs :o :o
Bon j'en étais où ? Ah oui : je baigne toute la semaine dans le culturaliste intellectuel masturbateur... Et je rentre le weekend chez moi à une heure de Paris voir mes chers parents pour penser à autre chose que ma vie parisienne. Et j'y ai irrémédiablement droit à l'épisode de Walker Texas Ranger du dimanche, pendant le repas. Je veux dire, je regarde du Cocteau le vendredi, écris une dissert sur Nietzsche le samedi, et dois regarder Walker le dimanche... Y'a comme un truc qui buge quand même ! Et ça je peux pas désolé. C'est vraiment ridicule Walker... Les scènes de combat sont toujours pareilles : un gentil, quinze méchants armés qui attendent patiemment leur tour pour se faire tapper dessus, parce qu'attends s'ils y allaient tous ensemble il pourrait pas, Walker... Puis il y a le couple tout mignon qui se vouvoie, qui pue la religion chrétienne, les  valeurs nobles du genre  "Les USA : tu les aimes, ou tu les quittes...". Quant aux brutages, c'est tellement risible... Pis y'a les dialogues aussi : "TRIVETTE (l'équipier noir faire-valoir : Walker, l'ordinateur affiche quelque chose. - WALKER : Ah bon, que dit-il ? TRIVETTE : il affiche l'adresse du méchant quand on cherche son casier. - WALKER : Bien... (Silence, les autres regardent walker, indécis...) on y va ! " Et les autres de bouger, maintenant qu'il l'a dit...
Non vraiment c'est pathétique...  Comme Hespé je préfère mille fois un bon navet M6 que ça...
 
Répondre
F
Walker c est enorme. Norris il est tout rouillé, il sait plus faire que le coup de pied retourné alors il le place tout le temps ! ^^Les mechants attendent toujours leur tour : regarde le grand strateger dans Goldorak, il a toujours envoyé les golgoths a la chaine, pas en groupe !En plus Norris il est trop imbu de sa personne, pour parler bien. Dans un episode (parce que bon, j'en regarde pas souvent sinon ca me fera plus rire quand je tombe dessus, come quand on mange trop d un truc qu on aime et que ca finit pas foutre la gerbe), dans un episode donc, les gentils se demandaient qui joueraient leur role si on faisait un film sur eux. Denzel Washington pour Trivette (of course), je sais plus qui pour les autres, et puis pour Walker ils disent "Chuck Norris". Alors Walker dis "Norris , C'est qui ca ?" La tu crois qu il a d l humour, mais non ! Car Trivette dis : "attends ! Il a été 6 fois champion du monde de karaté, tu te rends compte !". En gros : Norris se félicite d'être lui-même à travers son personnage. Meme Delon il a moins le melon !Sinon je compatis a ton drame, mais sache que Walker te permet sans doute, même si ca te fout la migraine, de rester sain d'esprit et capable de recul ! ^^Alors tous en coeur : merci Chuck !
R
Alors là, c'est l'occasion de raconter mon drame...
Je passe toute la semaine à Paris à apprendre des trucs super inintéressants sur l'ethnologie nord-américaine du 19ème siècle et sur les matrices inversibles, inintéressants mais fondamentalement propices à la masturbation intellectuelle de l'élite française des futurs normaliens. Or, les futurs normaliens se doivent de développer une culture bourge(oise) supérieure : regardant des films chiants en noir et blanc et en VO, dénigrant sans les avoir lu les moindres romans qui sont sortis il y a moins de 5 ans, sortant au théâtre tragique tous les soirs en dénigrant les pièces de boulevard, et regardant d'un oeil mauvais le gentil blaireau qui leur dit : "Moi j'aime beaucoup la bande dessinée..."
Bref... le fait est qu'on s'y fait vite. Et même que certaines choses paraissent normales voire profitables, notamment les films en VO et la volonté de lire et voir tous les classiques du cinéma comme de la littérature... De ce fait je baigne toute la semaine dans
Répondre
F
Euh, y manque un bout, Bob ! ^^
A
^^ moi aussi j'adore les films dans ce genre ^^

Ce que j'aimerais être présent lors de la coneption du scénario et lors du tournage de scène d'anthologie!

"Magnifique ! On la garde"!
""Ah bon?! :S"
Répondre
F
Doit y avoir deux cas :
le real avec un minimum de savoir-faire "c'est la moins pire, on la garde *soupir lourd*"
le super naze, comme ton exemple :  "super, coco, c est dans la boite"
Plus la prod : "bon alors vous avez 150 000 dollars (dont 100 000 pour Steven) trois semaines pour faire le scenar, le casting, tourner, monter, et on fait pas de post-prod, trop cher".
C
Dernièrement, j'ai vu Segal dans "Tout le monde en parle", il venait vendre un cd de son groupe dans lequel il chante.Je l'ai trouvé bien plus expressif chez Ardisson que dans ses films.Remarquer, je dois bien avouer avoir regardé en boucle "Porté Disparu II" dans ma jeunesse. J'entend encore le doublage de méchand à l'accent chinois "Capitaine Bradoooock...". ^^
Répondre
F
Oui, Steven chante aussi ! C'est fou comme dans ses films il est monolithique et mono-expressif. Steven Seagal extatique ou furieux c ets presque pareil.
Y a une animation en flash qui traine sur internet (genre sur kontraband), ou Steven est dans un fast-food, voulant se faire embourser un hamburger a moitié mangé. Suite au refus du vendeur, il massacre tout le resto de maniere ultra-violente et caricaturale (il coupe un mec en deux en se jettant dessus, il arrache le bras d un autre, etc). Et puis un ane arrive, et la il se reveille en sursaut genre cauchemar, en disant "ptain c etait quoi cet ane ?" ^^
Et portés disparus c est quand meme enorme ! Pour les amateurs, a la fin d un film de Bruce Lee dont j'oublie toujours le titre, Lee se bat contre Norris (6 fois champion du monde de karaté ou une connerie du genre, quand meme), et il lui arrache les poils du torse avant de souffler dessus gente "t es trop naze". Sauf que les poils tous plein de sueur restent collés a sa main si on regarde bien. ^^
H
Alors moi les bouses cathodiques qui gaspillent la pellicule j'ai essayé. Il faut dire que je fus assez adepte du grand n'importe quoi, et que je cherche encore avidement une copie pirate de "L'attaque de la Moussaka géante" ou "La revanche des tomates tueuses". Les films de Seagal ou de Norris (Chuck, pas Philip), j'ai tenté, comme j'ai tenté les soap operas, sans réelle volonté de m'y mettre, mais en me disant que puisqu'ils étaient diffusés, que j'avais oublié la télécommande de la télé sur la télé, et que mon cul était trop bien lové dans le canap, autant tenter.Eh bah j'ai pas pu. C'est mauvais à un tel point que ça me stresse. je me sens agressée par tant de ridicule qui se prend à ce point au sérieux. Ajoutons à celà mon esprit qui vagabonde vu qu'il ne peut se résoudre à se concentrer sur l'écran, et qui finit par me faire ronchonner sur le fachisme malsain de quelques uns de ses films et sur l'existance dans le monde de gens qui les prennent certainement au sérieux, ainsi que sur le prix de la peloche et ces gens avec de super projets qui trouvent pas de prod'... Bref, pas bon pour moi :D
Par contre, "Le cauchemanrd de Darwin", c'est dans mes projets.
Répondre
F
Attention ! Faisons une minute sous-culturelle : la moussaka geante ou les tomates tueuse, c est ce qu on appelle des nanars ; alors que les films de Seagal ou Bronson ce sont des navets. La nuance est importante.
Sinon t'inquietes, faut etre pervers comme moi pour apprecier ce genre de trucs... ^^