My vacances with Jean-Philippe

Publié le par Fei

Et voila, après une semaine de break en Ardèche, une semaine à se lever entre 11h30 et 13h, une semaine à bouquiner au soleil, à faire du vélo, à vivre en short, me voila revenu dans mes quartiers versaillais. Inutile de dire que j'aurai bien joué les prolongations là-bas et que j'étais moyennement motivé par la perspective du retour et de la reprise des aller-retours à Dreux... Mais bon, faut bien gagner sa croûte ma bonne dame, le loyer ne va pas se payer tout seul. En tout cas j'en ai profité un max, je suis en pleine forme, reposé, la cuisse et le mollet remis à niveau (tremble Gui !) par les ballades cyclistes locales (l'Ardèche c'est beau mais c'est très mal entretenu, y a des montées partout, et des longues). Et puis dans 15 jours je serai au chômage, donc mon dernier sursis chez Leo va passer très vite je pense, même si y aura sans doute du boulot.

De mon coin paumé j'ai suivi avec une satisfaction non dissimulée la mort du CPE (attention à ce que l'UMP va nous pondre, maintenant), la disgrâce de ce pauvre Villepin qui a tenté de sauver les meubles mais qui n'a trompé personne et la -courte- défaite du Cavaliere de l'autre côté des Alpes (le pays va être ingouvernable, vu les résultats). A part ça je n'ai pas trop suivi ce qu'il se passait, à part d'une oreille ou d'un oeil distrait, mais j'ai pas eu l'impression de rater grand chose.


Maintenant, ceux qui n'ont pas vu dans quelle catégorie est cette note et qui sont un peu débranchés se demandent peut-être avec angoisse qui est ce Jean-Philippe du titre. Non, je n'ai pas changé d'orientation sexuelle, le Jean-Philippe en question ayant de plus 60 ans... Il s'agit évidemment de Jean-Philippe Smet, alias Johnny Halliday (en passant, quand sa fille Laura aura plaqué l'insupportable Beigbeder, ma porte est ouverte). Eh oui, même dans le fond de l'Ardèche y a un cinoche, et j'ai vu le film Jean-Philippe, avec Fabrice Lucchini et Johnny, donc. J'y allais un peu méfiant, en ayant un peu peur d'avoir tout vu dans la BA et de m'emmerder dans un truc à la gloire de Johnny. Et bien j'avoue avoir été agréablement surpris, et m'être bien marré. Lucchini est excellent en fan absolu de notre rocker national, qui après s'être pris un pain dans les dents se réveille dans un monde où personne ne connaît Johnny Halliday. Comment, pourquoi ? Rapidement on le découvre, Jean-Philippe n'est jamais devenu Johnny, et Lucchini va se mettre en tête de réparer ça, avec 40 ans de retard.
Le scénario est plutôt malin, sans temps mort, avec pas mal d'humour et d'auto-dérision, et quelques clins d'oeil et guests-stars savoureux viennent pimenter le tout, pour donner une comédie assez réussie qui fait vraiment passer un bon moment même si on est pas fan du grand-père chanteur qui ferait bien de refiler l'adresse de son sponsor opticien à son manager (là je deviens peut-être dur à suivre). Selon CinéLive,  "la pirouette finale est éblouissante d'inventivité", mais je conseillerai plutôt à CinéLive de s'acheter des pigistes avec un poil plus d'imagination, parce qu'on la voit venir à la 4e minute du film à peu près, même si elle est parfaitement cohérente.
Au final, un film tout à fait recommandable, bien écrit et interprété, qui mérite son probable succès.

Publié dans Movies

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C
Le vélo, c'est bien. A plus c'est vallonné, mieux c'est. :) Sinon, hier, j'ai failli, aller voir "Jean-Philppe" et finalement, j'ai été voir le dernier Spike LEE avec Denzel WASHINGTON: "Inside Man". Ces deux là, ce sont encore associé pour donné, cette fois un excellent polar, futé, et bien foutu. A voir absolument, si tu es amateur du genre.
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F
Inside man etait sur ma liste "a surveiller" depuis que j'ai vu la BA y a quelques temps, et il est passé sur ma liste "a voir en priorité" vu l'unanimité des critiques sur son excellente qualité... ;-)