Je m'étais dit que je parlerai plus de politique ici, au sens large, parce que ça m'énerve. Les blogs c'est sympathique mais ça sert à rien, et ça suscite même pas le
débat. Parler politique sur un blog comme celui-ci c'est plus se parler à soi-même, ça aide à poser le raisonnement. Mais ça énerve parce que c'est inutile, et qu'au final on est toujours aussi
dégouté de la situation. Depuis un an je ne parle pas de politique, parce que ça me soule à un point déjà extraordinaire quand j'entends les nouveautés politiques qu'on nous sort chaque jour pour
pas que j'aie en plus envie de revenir dessus ici.
La destruction du service public pour des intérêts privés, la dérégulation globale pour des intérêts privés, la régression sociale pour des intérêts privés, les pauvres c'est fait pour être très
pauvre et les riches très riches, tout ça me plonge dans des abîmes de confusion. Je ne comprends plus ce pays, ce vers quoi on tend, quel modèle sociétal on veut. Je me souviens pas avoir connu
pire cynisme, pire amoralité, plus grand mépris.
Mais juste, histoire d'ajouter une touche de bonheur sur tout ça, je voulais féliciter Bernard Tapie pour sa grande victoire. Il va toucher 285 millions d'euros pour, somme toute, avoir été une des
plus grandes crapules qu'on ait vu chez les politiques. Même Berlusconi doit l'admirer. Nanard, ta réussite prouve à tous qu'on peut gagner plus, beaucoup plus, si on pervertit assez le système.
Cette histoire c'est juste exactement ce qui manquait pour metre un peu plus l'ambiance. Une lueur d'espoir pour tous ceux qui pensaient que leurs problèmes de pouvoir d'achat allaient se résoudre
miraculeusement. Un modèle pour tous les autres, car on parle là d'un grand homme de gauche, oui oui. Maintenant vous savez, faut brûler un cierge à St Tapie pour avoir une chance d'améliorer le
quotidien.
Se fondre dans un bâtiment était une expérience étonnante, dont elle pensait ne jamais pouvoir se lasser. La première fois l'avait déroutée, ni réellement déçue ni
complètement emballée. Il y a longtemps, avant d'avoir essayé, elle et ses amies gloussaient en imaginant celle qu'elles appelaient leur première fois avec un immeuble et il s'était avéré que si un
amas de pierres et un être humain n'avaient pas grand chose à voir, l'analogie n'était pas si idiote. La résonance avec un bâtiment impliquait un aspect charnel très fort qu'elle n'avait pas
réellement réalisé, malgré l'évidence. Avoir le corps entièrement mélé à de la matière minérale était assez pertubant : on ressentait d'abord un froid intense, une perte d'identité mélangée à la
douleur du poids des ans que la pierre avait traversé. Puis au fur et à mesure, on en sentait aussi l'histoire, l'identité propre, la richesse passée et présente. Elle avait ainsi appris à résonner
de plus en plus profondément avec la ville et pouvait maintenant ressentir les particularités de chaque maison, chaque immeuble qu'elle traversait ainsi, et en retirer quelque chose à chaque fois.
Si elle ne dialoguait pas avec eux, elle savait assurément les écouter, et certains étaient des sources presque intarissables sur la ville et son histoire. Ils étaient les dépositaires de la vie de
leurs habitants, de leurs moindres secrets, et en eux étaient éparpillée une grande partie de l'âme de la ville.
L'immeuble dont elle s'extirpait à présent, arrivée au niveau du sol, avait quelques dizaines d'années et était trop récent pour qu'elle en retire quoique ce soit de marquant, mais les fondations
étaient solides et la pierre était de qualité. Comme la vigne, certaines construction avaient besoin de temps pour révéler leur potentiel, et elle se promit d'y revenir dans quelques décennies.
Comme elle aimait ce quartier, elle décida de le traverser à pied, tranquillement, pour profiter de son atmosphère. Elle n'était pas pressée, elle savait que celui qu'elle allait retrouver
resterait là où il était toute la nuit et elle pouvait tout aussi bien attendre une heure ou deux pour lui parler. Elle savait où aller, et elle allait improviser au fur et à mesure le chemin pour
s'y rendre, au gré de son humeur.
Elle traversa la cour de l'immeuble, sentant le bourdonnement de la rue grandir dans ses oreilles, et en franchit la porte. Un sourire aux lèvres, calmement, elle se mêla à la foule et commença à
remonter la rue avant de prendre à gauche sur un coup de tête, attirée par les couleurs des enseignes lumineuses.
Justice, c'est un duo français qui fait de l'électro que je trouve plutôt bien troussée (sauf les singles, en fait). Stress, c'est un titre de leur album. Si j'en
parle, c'est parce que son clip est interdit de diffusion (officiellement ou par choix des chaînes, je ne sais pas), et qu'il a occasionné une bonne polémique. Polémique pas étonnante vu l'objet
:
Quand on se balade sur le ouaibe et qu'on regarde un peu les réactions, on trouve de tout. Des gens outrés, des ans, ceux qui trouvent ça puant, ceux qui trouvent ça super fort, ceux
qui trouvent ça bien filmé mais creux, etc... Dans un commentaire sur trois on retrouve "Orange Mecanique", aussi. Perso je sais pas trop quoi en penser. Provocation gratuite, coup médiatique,
surf douteux sur la vague des émeutes ? Ou plutôt message alarmiste qui tape là où ça fait mal, dénonciation de la violence ?
On voit quoi dans ce clip ? Une bande de jeunes noirs et beurs, tous porteurs du même symbole (celui du groupe), en plein trip émeutes dans Paris, semant la violence parmi une population
hagarde, suivis par deux journalistes pour le son et l'image. Cliché raciste ou au contraire dénonciation de ces clichés racistes envers les cités ? Le symbole pour montrer les regroupements
claniques des jeunes oubliés du système, ou simple démarche marketing ? L'hyper-réalisme pour choquer gratuitement, ou pour montrer la réalité d'une agression ? Le policier qui se fait tabasser
pour faire tripper la "racaille" ou là encore montrer à quoi s'exposent ces gens méprisés par tous ?
Certains y voient la campagne idéale pour le FN, le MRAP a porté plainte pour diffusion de préjugés racistes. A mon avis personne n'a raison et personne n'a tort. Car si il y a un message, il
n'est de toute évidence pas assez clair pour être parfaitement compris. Et il ne se devine qu'à la fin. Perso j'y vois une sorte de mise en garde contre l'instrumentalisation médiatique de la
violence de la jeunesse des cités, à fin électorales ou d'audimat. Une sorte de reportage du Droit de Savoir (ce qu'on fait de pire en matière de reportage "choc" sans aucune intelligence) qui
tourne très mal. C'est comme ça que je comprends la fin du clip où les deux journalistes se font eux aussi péter la gueule. A force d'en parler sans jamais agir et de vouloir en faire du
spectacle, on a désinhibé les laissés pour compte et ils ne respectent absolument plus rien ni personne, voilà ce que je comprends. La phrase finale "Ca te fait kiffer de filmer ça, fils de
pute ?" semble aller dans ce sens d'une attaque contre les grands médias. La mise en évidence d'une génération complaisamment sacrifiée, en quelque sorte.
Quelque chose dans la ville changeait. D'abord une sensation, légère, latente. Puis c'était devenu comme un acouphène, un bruit diffus, mais qui bourdonnait dans son esprit depuis maintenant
plusieurs jours et commençait à la préoccuper. Et maintenant cette impression était devenu un mal, une fièvre. Sa capacité à ressentir la ville était limitée, trop superficielle pour qu'elle sache
précisément ce que c'était. Mais elle savait que c'était réel.
Elle n'était pas capable d'agir comme un médecin urbain et de poser un diagnostic. Elle n'avait pas assez d'expérience pour ça. Elle ne pouvait même pas écouter la patiente pour l'entendre lui
expliquer ses symptômes. Mais observer lui avait permis de sentir que quelque chose se passait. On lui avait dit que l'intuition devait être sa première qualité. Observer. Ecouter. Ressentir.
Certains savaient presque lire une ville, ils en connaisaient non seulement tout, des boulevards aux impasses, mais ils en comprenaient aussi profondément l'histoire et l'identité. Elle connaissait
parfaitement l'anatomie de sa ville, mais elle n'avait encore fait qu'effleurer son âme. Maîtriser l'Histoire, les grandes étapes de son dévelopement et de sa croissance, était certes fondamental
pour tenter d'en comprendre l'histoire, mais il fallait tellement plus ! Se laisser imprégner par sa vie, accepter d'être absorbée par elle, de s'y fondre pour en atteindre le coeur, et se lier
avec. Il paraît que l'un d'eux avait atteint une telle résonance avec la ville que son esprit parcourait maintenant librement le sol et les murs de la cité, en osmose avec le bitume, dans les
pierres, sous l'écorce, le long des câbles. C'est vers eux qu'elle devait maintenant se tourner. Pour comprendre ce qu'elle sentait. Comprendre cette fièvre. Ce bruit.
Elle ferma les yeux, plongea en elle-même et s'ouvrit à la ville. Sa respiration se cala sur le pouls urbain. Sa conscience se scindait, filait le long des axes, et à chaque carrefour se divisait à
nouveau. Elle cherchait une autre respiration, une autre conscience ouverte comme la sienne. Elle ne pouvait pas parcourir toute la ville ainsi, d'un seul coup, et devait progresser par quartiers.
Son esprit ne pouvait supporter longtemps un grand degré de dilution, mais ils étaient suffisamment nombreux à arpenter la ville de la sorte pour qu'elle atteigne son objectif. Chacun d'eux avait
sa pulsation propre, sa couleur. Une sorte de signature unique. Une fois, un ancien avait fait résonner leurs deux esprits et le spectacle global de ces fils de conscience, avec leur nuance colorée
unique mélée à une variation infime d'une note, l'avait submergé. Presque engloutie. La conscience diluée de chacun participait à un canevas de sons et de lumière d'une richesse et d'une complexité
sans cesse renouvellées sur toute la ville. Pendant quelques secondes elle avait contemplé cette vision incroyable, sans même pouvoir la regarder ou l'écouter attentivement, mais cela avait suffit
à la marquer à jamais. Un jour elle en contemplerait à nouveau par elle-mêmetous les détails,pour en approcher au plus
près l'infinie subtilité.
Mais elle en était encore loin, et l'heure n'était pas à la contemplation. Au détour d'une rue, elle reconnut cette couleur familière qu'elle cherchait, ce son feutré caractéristique. Elle ressera
sa concience autour du fil et le remonta jusqu'à sa source. La respiration lui confirma ce qu'elle savait déjà, elle l'avait trouvé. Elle laissa son esprit remonter, puis rouvrit les yeux. Elle
posa une main sur le sol du toit de l'immeuble, se concentra un instant pour en ressentir les battements, et s'aligna dessus pour se fondre en lui.
Ca y est ! Enfin ! Vous pouvez pas savoir comme je suis heureux, vous n'imaginez pas le soulagement que c'est. Depuis le temps que je stagne comme ça, j'y croyais
plus, ça me fait tout bizarre. Ca fait combien d'années que je suis en retrait ? Même moi j'ai perdu le fil. Tout le monde me connaît, pourtant. J'étais un symbole, l'idôle des jeunes avant
l'heure. Sauf que le pépé peroxydé a mieux vieilli que moi, il a su se placer. Moi j'ai pas su tenir la cadence quand le monde s'est accéléré. Faut dire, on m'en a pas franchement laissé
l'occasion. Quand mon imprésario est mort, lui et son héritier avaient tellement cadenassé la succession que je pouvais rien faire sans leur accord, et la nouvelle direction était pas franchement
téméraire. Ils se sont contentés de gérer mon image, à la papa, mais ils ne m'ont jamais laissé tenter de m'adapter à l'époque. Et moi j'étais coincé, de toute façon. Ce serait long à expliquer,
mais tout seul je ne suis rien, en fait. Du coup, lentement, j'ai été relégué en 2e division. Les gamins savent encore qui je suis, bien sûr, mais ils me voient comme un héritage de la jeunesse de
leurs parents. Un peu comme un chanteur ringard qu'on redécouvre en farfouillant dans leurs vieux vinyls.
Mais là j'ai un gros projet, qui va me ramener aux premières loges, si le résultat est là. Un truc avec des anglophones, pour l'international c'est mieux. Je suis déjà allé en Amérique, y a
longtemps. J'ai bien aimé, même si ça m'avait pas mal dépaysé. Je m'y étais pas fait que des amis -faut dire que les gens sont très différents là-bas- mais j'avais vécu des expériences assez
mémorables. Mais je m'égare. Moi qui ai pas fait de cinéma depuis 40 ans, je suis comblé qu'on me redonne ma chance. Bon, ce sera pas un rôle aux antipodes de ce que j'ai fait avant, mais c'est une
occasion incroyable. Je vais leur prouver, moi, que j'ai encore du punch. Et puis avec un peu de chance, si ça marche, je pourrai peut-être essayer de nouvelles choses. J'ai plusieurs collègues à
qui on a donné une nouvelle chance. Y en a un qui vient même de publier le récit de ses premières années, il paraît que c'est super. Ca lui permet de continuer à trouver du plaisir dans le travail,
de rester au contact du public plutôt que de prendre la poussière. Bon il s'est aussi planté sur d'autres projets, mais au moins il est resté actif, lui. Présent. Actuel.
Oui, cette trilogie c'est ma chance, peut-être la dernière avant longtemps. Après ça, je retrouverai ma place d'antan et on me laissera peut-être raconter d'autres choses plutôt que de me faire
ressasser toujours les mêmes rengaines. Aller sur la Lune c'était incroyable, mais ça fait plus de 50 ans que je le raconte et ça commence à me lasser. En plus, Tryphon a plein de nouvelles idées à
montrer au public, et ça fera pas de mal à Archibald de sortir un peu du château. Vraiment, il faut pas qu'on se loupe.
Je pensais avoir un peu de temps cette semaine, que nenni ! J'ai passé 3 jours en déplacement sur site, et l'ambiance était plus que tendue, limite guerre ouverte. A l'APHP, le sport
national c'est pourrir les autres, je crois. Et nous on a affaire à un groupe d'emmerdeuses de très haut calibre qui font que les jours passés sur place sont un peu fatiguants. Et j'y retourne au
moins trois jours la semaine prochaine, youpi !
Mais bon, tout ça ne m'a pas empêché de voir Indiana Jones and the kingdom of the crystal skull, dans lequel Harisson Ford, 66 ans, reprend le chapeau et le fouet pour sa dernière aventure
d'archéologue. Autant le dire tout de suite, j'ai un avis très mitigé sur le film qui est selon moi le plus faible de la série, et de loin.
Le scénar, franchement pas terrible, oppose Jones à des militaires russes menés par une cheftaine assez fade (heureusement que l'interprétation de Cate Blanchett donne un peu de corps au
personnage) à la recherche d'un objet d'origine inconnue devant leur permettre de développer une arme télépathique, en gros. Dans ses aventures, Jones est accompagné par Mutt, un petit jeune au
look décalqué sur Brando, chargé de mettre un peu de sang frais dans ce qui pourrait ressembler à une réunion de vieux combattants vu l'âge moyen des personnages principaux. Grâce à une ficelle
scénaristique tenant plus de l'amarre que de la ficelle à roti, toute la progression de l'histoire est très très "facile" : on ne reste pas bloqué plus de 8 secondes devant une énigme, à se
demander comment tout ça n'a pas été résolu avant.
Et tout donne dans la surenchère, tout est plus gros alors que Jones lui est plus vieux, mais c'est pas grave. Ceux qui se disaient que Jones vieilli allait devoir compter sur son jeune nouveau
pote pour ses acrobaties en seront pour leurs frais, Indy est aussi fringuant que dans tous les épisodes précédents. Il y a bien deux répliques au tout début pour la jouer héros fatigué, mais tout
le reste du film contredit ça, dommage. Le scénario se prive là d'un ressort comique qui aurait été bienvenu. Et puis la fin, franchement, on se
demande un peu ce qu'elle fait là. Le surnaturel des épisodes précédents passait très bien, mais là c'est too much et un peu ridicule. Le début aussi est too much, en fait, vu ce qui arrive à Indy
et là façon dont il s'en sort.
Ceci dit y a quand même de bons moments dans le film. Les courses poursuites sont plutôt réjouissantes, le jeune Mutt est un personnage plutôt sympathique et potentiellement amené à reprendre le
flambeau (le film lui servant plus ou moins d'apprentissage) et c'est pas mal filmé. L'ambiance fin des 50's est assez sympa aussi, et il y a dans le film une scène un peu "horreur" de série B très
divertissante (une autre marque de la série puisqu'on a déjà eu les gens qui fondent, qui arrachent des coeurs ou qui vieillissent super vite).
Au final, un film pas complètement raté mais pas franchement réussi, qui pourrait ne se regarder qu'en DVD parce que 10 euros la place ça fait cher.
J'ai un ami, Robert Mudas, qui est très branché jeux de cartes, de plateau et cie. Il a fondé une assoc'
dans sa cambrousse, qui se réunit régulièrement pour des soirées de jeu, donc. Je m'y suis expédié une fois, j'ai découvert entre autres l'extraordinairement compliqué Marvel Heroes, le très sympa
mais pas évident à gagner Chevaliers de la table ronde, et le jeu de cartes Munchkin, sur lequel je vais m'étendre un peu.
Munchkin ça se joue jusqu'à 6 joueurs, et tout le jeu tient dans une petite boîte facile à transporter. Le but du jeu est simple : on commence niveau 1, et il faut atteindre le niveau 10 le
premier. Les niveaux sont principalement gagnés en combattant des monstres, un combat remporté donnant droit à un niveau (sauf monstre très balèze qui en donne 2). Le but du jeu est donc de
s'équiper d'objets pour devenir plus fort et vaincre le plus de monstres possible afin de gagner des niveaux tout en pourrissant les autres joueurs pour leur faire perdre leurs objets ou leurs
combats et ralentir leur progression. Il n'y a pas de second à Munchkin, et la boîte le précise : "Trahissez vos amis".
On joue chacun son tour, selon un principe très simple : les joueurs sont dans un donjon et vont de salle en salle à la recherche de monstres à vaincre ou de trésors à amasser (objets magiques,
armures, potions spéciales...) tout en évitant les pièges. Chaque monstre à un niveau, et pour le vaincre il suffit que la somme du niveau du joueur et des bonus accordés par ses objets soit
supérieure au niveau du streum. Oui mais voilà, les autres joueurs peuvent utiliser leurs cartes pour augmenter la force du monstre, diminuer celle du joueur, faire apparaître un deuxième monstre
dont le niveau s'additionnera à celui du premier, etc... Mais le joueur peut demander l'aide d'un autre pour réussir son combat, le 2e joueur négociant alors sauvagement sa participation au
massacre. Tout le plaisir du jeu est là : un tour on plante quelqu'un qui progresse trop, le tour suivant on aide un joueur faible en échange de trésors. Munchkin c'est chacun pour sa gueule, c'est
un jeu de droite, en fait.
Ce qui fait aussi le succès de Munchkin, c'est que c'est fun. Les monstres ont des noms à la con et des dégaines pas possible, les objets sont souvent ridicules (bien que puissants), les pièges et
sorts magiques assez délirants. On se marre bien à lire les cartes qu'on a en main et à les utiliser. Sortir une "Pause déjeuner" pour forcer un monstre à arrêter le combat et manger son sandwich
(et par là même éviter d'être le dit sandwich), ça fait toujours son petit effet.
Munchkin existe en plus en plusieurs variantes : la version originale qui est axée heroic-fantasy, Super Munchkin qui est orienté super-héros, et Star Munchkin sur la thématique Space opera. Les
règles restent les mêmes, seules les cartes changent, et on peut donc mélanger deux jeux pour faire des choses encore plus débiles, comme avoir en personnage un hobbit mutant doté d'un pistolet
laser et d'une aura radioactive lui conférant une super force...
Bref, Munchkin c'est la bonne idée du jour pour jouer et rigoler entre potes, d'autant que ça s'assimile super vite et que poignarder les autres dans le dos ça fait toujours marrer les gens.